Ile Maurice: Inondations - Constructions sauvages mises en cause
L'Express (Port Louis)
9 Mai 2008
Publié sur le web le 9 Mai 2008
Nilen Kattany
Port Louis
D'ici deux ans, le nombre de zones sujettes à inondations pourrait augmenter de façon considérable. Ce phénomène est lié principalement au développement foncier non planifié, a expliqué Anand Dookhony, de la National Development Unit (NDU), hier, lors des travaux du Fact-Finding Committee : «C'était l'une des principales raisons des inondations du 26 mars à Mont-Goût». Il habite dans la région et se base sur sa propre expérience. Selon Anand Dookhony, les projets Voluntary Retirement Schemes à Mont-Goût n'ont pas été accompagnés d'un système d'évacuation d'eau efficace.
Le Project Coordinator de la NDU, Veebousen Moothoosamy, a lui aussi indiqué que de plus en plus de régions sont à risques. «La construction de gratte-ciel, le morcellement des terres, la construction de maisons et de murs font qu'il y a moins d'espaces perméables». Il a cité la région d'Ebéne, où les terres étaient perméables. Depuis les développements immobiliers, l'eau de pluie doit impérativement être canalisée vers des drains. «A body should be there to analyse the problem», a-t-il déclaré.
Le problème de drains n'est pas simple et plusieurs facteurs doivent être pris en compte. «Mais les solutions existent». Vibousen Moothoosamy a par ailleurs déclaré que certaines zones à risques identifiées dans le rapport publié en 2003 ne le sont plus aujourd'hui. «Cette liste n'est pas exhaustive. Il y a d'autres régions qui sont venues s'y ajouter». Les travaux du comité reprennent mardi.