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Sénégal: La mort et l'écuyer du roi : Du Soyinka sur les planches


Wal Fadjri (Dakar)
 

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Wal Fadjri (Dakar)

9 Mai 2008
Publié sur le web le 9 Mai 2008

Fatou K. Sene

Le Théâtre Daniel Sorano accueille, le 14 mai, la première de La mort et l'écuyer du roi. Les Gueules tapées, associées à la compagnie Les Bivelas du Congo Brazza, rendent hommage à l'auteur de la pièce, le Nigérian Wolé Soyinka.

La mort et l'écuyer du roi met en scène une histoire survenue en milieu Yoruba en 1946. Tirée du classique du dramaturge nigérian Wolé Soyinka, la pièce revient sur la confrontation entre l'administration coloniale et des Africains.

Comme le veut une coutume locale, l'écuyer du roi, son cheval et son chien doivent être tués 30 jours après la mort du souverain, pour le guider au royaume des morts. La scène est jugée barbare par les Colons qui s'y opposent. La mort et l'écuyer du roi, confronte ainsi deux cultures : celle moderne incarnée par les Occidentaux contre celle traditionnelle défendue par les Yorubas.

Cette histoire est jugée intéressante par le metteur en scène, Macodou Mbengue, qui l'a adaptée. 'Ce qui a facilité mon travail', a-t-il fait savoir, hier au centre culturel Blaise Senghor. 'C'est un récit assez cocasse et fascinant', remarque-t-il. Il a essayé de s'adapter par 'des mots et gestes' au contexte culturel de la pièce. 'J'ai fait le parallélisme entre ma culture wolof ou peulh du Sénégal à celle Yoruba', explique le metteur en scène.

Comédien congolais, Pierre Claver Mabiala, qui a trouvé difficile à adapter certains passages, pour la plupart des proverbes, espère toutefois réussir à ressortir dans le jeu le message à transmettre.

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Et pour la première fois, selon lui, il a travaillé avec des musiciens et des danseurs. La mort et l'écuyer du roi, qui met en scène 14 personnes dont dix comédiens, sera du 'théâtre total', selon les créateurs. Car il y aura des rites, des chants, de la danse, du balafon.

La première de cette dernière création, répétée pendant deux mois et demi, sera présentée le mercredi 14 mai au Théâtre Daniel Sorano. Cette fois-ci, les comédiens sénégalais ne seront pas seuls. La compagnie Les Bivelas du Congo Brazza partagera la scène avec les Gueules tapées. Les deux formations qui travaillent ensemble pour la première fois, avaient débuté leur collaboration en 2006.

Inscrite dans le programme annexe de la huitième Biennale de l'art africain contemporain (Dak'art 2008), la pièce sera un prétexte pour rendre hommage au dramaturge et Prix Nobel nigérian, Wolé Soyinka.



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