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Côte d'Ivoire: Le DG du FRC promet l'ouverture de l'usine en octobre


 

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Fraternité Matin (Abidjan)

INTERVIEW
8 Mai 2008
Publié sur le web le 9 Mai 2008

Abel Doualy
Abidjan

Le DG du Fonds de régulation et de contrôle café-cacao, Kouakou Firmin , se prononce sur la crise qui bloque le projet chocolatier aux États-Unis.M. le Directeur général, lors de sa récente visite aux Etats-Unis, le Chef de l'Etat a donné l'ordre de faire démarrer l'usine de Fulton d'ici trois ou quatre mois au plus tard.

Ce délai peut-il être respecté?

Vous nous donnez l'occasion de parler de cette usine qui nous tient à coeur et nous vous en disons merci. Effectivement, lors de son passage dernièrement aux Nations unies (du 15 au 19 avril, NDLR), le Président de la République, après avoir reçu des sénateurs démocrates de l'Etat de New York, a donné instruction pour que l'usine de chocolat de Fulton entre en activités d'ici trois à quatre mois. Je peux vous répondre que ce délai est tenable dans la mesure où, techniquement, tout était déjà prêt depuis 2005.

Mais, en même temps, l'usine étant fermée aussi depuis cette même date, il est difficile de dire qu'est-ce qui est à refaire à l'intérieur pour que le fonctionnement commence. C'est pour cela que, tout en vous disant que le délai est tenable, j'émets quelques réserves par rapport à l'importante tâche qu'il faut accomplir pour ce redémarrage de l'usine.

Prenons, par exemple, le nettoyage. Cette usine est appelée à fabriquer des produits alimentaires et aux Etats-Unis, comme partout d'ailleurs, les autorités sont pointilleuses sur la propreté, sur l'hygiène dans les lieux où sont fabriqués les aliments. Et aux Etats-Unis, la "Food and Drug Administration" (l'administration chargée de contrôle en matière alimentaire et médicale) est particulièrement pointilleuse sur ces détails-là. Il faudra, dès lors, nettoyer toute l'usine de fond en comble, attendre qu'une inspection passe, attestre que l'usine est à nouveau en état de produire des biens alimentaires pour que la production puisse commencer.

Voilà pourquoi, tout en vous répondant que le délai est tenable, je reste tout de même sur certaines réserves pour les détails quant à la réalisation de telle ou telle tâche. Nous nous ferons un challenge de faire en sorte de tenir le délai indiqué par le Chef de l'Etat.

Une étude du BNETD a estimé à plus de 17 milliards les coûts de ces travaux de remise à jour dont vous venez de parler.

Avez-vous cette information et comment entendez-vous obtenir ces 17 milliards?

Il faut faire la part des choses. Nous avons reconstitué une usine que la société Nestlé était en train de vendre aux enchères par pièces détachées. Nous avons donc réussi à la reconstituer et à la remettre en état de marche. Et, comme je vous le disais, au mois de juin 2005, cette usine était opérationnelle.

Elle avait même fait des essais et fabriqué du chocolat. Vous avez dû le constater lors de votre visite à Fulton. Il ne restait, dès lors, qu'à mettre en place le fonds de roulement pour financer le fonctionnement, acheter les fèves à transformer pour que l'usine entre en production.

Mais en faisant cela, nous savions que, au fur et à mesure du fonctionnement, des travaux devaient continuer à être faits ne serait-ce que pour agrandir la capacité de l'usine pour obtenir un volume de production plus grand. Vous savez qu'en la matière, plus on fabrique et on vend, plus le bénéficie est important.

Donc il était bien entendu que, une fois l'usine entrée en marche, des machines complémentaires devaient être installées, des travaux complémentaires devaient être faits pour nous amener progressivement vers des bénéfices beaucoup plus importants.

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Quand vous me parlez de l'étude du BNETD, il ne s'agit pas de l'argent à décaisser tout de suite comme le préalable à tout. Ce qu'il nous faut pour que la production commence, nous l'estimions au départ à 10 milliards de francs CFA. Mais du temps est passé et nous estimons aujourd'hui cela à 15 milliards de francs.

Et ces 15 milliards ne sont même pas à déposer tout de suite en bloc. Vous avez des charges comme les salaires, les impôts et autres, qui s'étalent dans le temps. Ne vous laissez donc pas effrayer par les chiffres du BNETD qui résultent, certes, d'une étude. Mais c'est de l'argent qui devra être décaissé progressivement.

Si l'on ajoute à ce montant l'investissement initial, combien devrait absorber globalement cette usine de Futlon?

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