Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
10 Mai 2008
Dakar, 10 mai (Dakar)- Le Prix Albert Londres 2008 pour la presse écrite a été décerné samedi à Dakar au journaliste français Benjamin Barthe pour ses articles publiés dans Le Monde et l'Express entre avril 2007 et janvier 2008 et essentiellement consacrés à Gaza, a constaté l'APS.
Le prix audiovisuel est revenu aux Français Alexis Monchovet, Stéphane Marchetti, Sébastien Mesquida pour leur film "Rafah, chronique d'une ville dans la bande de Gaza" diffusé sur France 5.
La cérémonie de remise des distinctions s'est déroulée à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (CCIAD), une première en Afrique, dans une ambiance ponctuée de notes de Kora de la troupe du musicien Ablaye Cissokho.
Une journaliste du Burkina Faso, Rama Soro de l'Evènement, a obtenu des voix, ce qui fera dire à l'ambassadeur de France Jean Christophe Rufin que le Prix Albert Londres "a failli revenir" à un Africain.
Benjamin Barthe, lauréat pour la presse écrite, est né en 1972. Il est journaliste indépendant à Ramallah pour Le Monde, RFI, France culture etc. Il a associé ses collaborateurs de Gaza à la récompense qu'il a obtenue, soulignant que ces derniers lui permettent de faire son travail sur le terrain.
Le jury du Prix Albert 2008, qui a reçu a 28 candidatures dont pour la presse écrite et 39 pour l'audiovisuel, a été présidé par Josette Alia, journaliste au Nouvel observateur. Le jury s'est par ailleurs félicité d'avoir reçu quelques candidatures de la presse régionale française et d'Afrique".
Plusieurs sujets présentés ont traité de l'Afrique (le Sénégal, le Nigéria, la Somalie, le Darfour, le Burkina Fao), du Moyen Orient, de la condition des femmes dans le monde.
Josette Alia a demandé aux journalistes de "continuer à porter la plume dans la plaie" selon la fameuse devise du reporter français avant de déplorer le "recul" de la liberté de la presse dans le monde.
"Si tu (Albert Londres, revenais aujourd'hui, crois-moi, tu ne manquerais pas de travail", a dit Josette Alia citant en exemple le camp de Guantanamo, la guerre en Afghanistan etc.
L'ambassadeur de France à Dakar, Jean Christophe Rufin, a prié pour que "Albert Londres reste vivant devant un public jeune". Parlant de la presse sénégalaise, Jean Christophe Rufin a évoqué son caractère "vivant", "provocateur" et humoristique en dépit des quelques "difficultés".
Parlant au nom du chef de l'Etat, le ministre de l'Information, Abdoul Aziz Sow, a souligné que "...pour devenir une réalité, la liberté de presse a besoin d'un cadre juridique favorable à l'essor d'un secteur des médias pluraliste et ouvert".
Selon lui, ce secteur doit être soutenu et protégé par l'Etat et les acteurs de la démocratie en général. "C'est ce principe de base qui guide l'action du chef de l'Etat en direction d'une presse libre, responsable et disposant des moyens de son actions", a-t-il fait valoir.
"Le président de la République est convaincu que la bonne santé économique et financière des médias est le premier gage de son indépendance", a dit le ministre de l'Information, par ailleurs porte-parole du gouvernement.
Copyright © 2008 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.
Read comments. Write your own.