Fraternité Matin (Abidjan)
Adjé Jean-Alexis
9 Mai 2008
Abidjan — C'est pour des problèmes logistiques et de financement que les ex-combattants des Forces nouvelles de la zone de Séguéla n'ont pu être regroupés au même moment que ceux de Bouaké comme initialement prévu». Affirmant cela, hier, haut et fort, au cours du point de presse qu'il animait au siège du secrétariat général des forces nouvelles, le directeur de cabinet adjoint chargé des affaires générales, entendait ainsi apporter un démenti cinglant à tous ceux qui, selon lui, «douteraient de la bonne foi des Forces nouvelles à entrer dans le processus du désarmement».
Un processus désormais irréversible, à en croire M. Cissé Sindou, qui insistera sur le fait que les Forces nouvelles avaient même pris financièrement l'engagement interne, afin de booster l'opération du désarmement et lever ainsi tous les obstacles à son accomplissement. Pour revenir au retard enregistré dans le regroupement de Séguéla, Cissé Sindou a évoqué l'indisponibilité de l'hélicoptère de liaison devant transporter les officiels depuis Bouaké. Ce qui pourrait en partie expliquer le retard de paiement de la prime forfaitaire de 90.000 Frs Cfa allouer à chaque ex-combattant. Tout en gardant l'espoir que l'Etat de Côte d'Ivoire et les bailleurs de fonds internationaux qui se sont engagés a financer l'opération s'exécuteront avec célérité.
Dans tous les cas, Cissé Sindou a réaffirmé son optimisme quant à la suite de l'opération de désarmement des ex-combattants des zones centre, nord et ouest pour le respect de la tenue de l'élection présidentielle à la date du 30 novembre 2008. Par ailleurs, le directeur de cabinet adjoint du secrétaire général des Forces nouvelles n'a pas occulté non plus les problèmes sécuritaires aussi bien à Bouaké que dans les autres zones sous leur contrôle. Problèmes sécuritaires au nombre desquels les tracasseries routières. «En même temps que les Forces nouvelles assureront la sécurité des personnes et des biens, elles veilleront à la fluidité routière en luttant contre toutes les formes de racket», a-t-il du reste promis.
Dans le cadre de l'installation prochaine du cordon douanier à Ouangolo, le 15 mai pour être plus précis, il a révélé que 18 éléments des Forces nouvelles sont en ce moment en formation à l'administration douanière à Korhogo. Ils s'ajouteront ainsi aux 18 douaniers venant du sud pour ramener à 36 le nombre d'éléments de ce poste douanier stratégique. D'où une meilleure sécurisation des recettes pour donner ainsi tout son sens à l'unicité des caisses de l'Etat, autre volet sur lequel les Forces nouvelles se sont engagées.
Au total, M. Cissé Sindou s'est fait pratiquement l'écho des récentes résolutions annoncées, le 22 avril, lors de la réunion des grands commandements, en présence du Premier ministre Soro Guillaume ainsi que des représentants spéciaux du secrétaire général de l'ONU et du facilitateur de l'Accord politique de Ouagadougou.
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