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Sénégal: À vos manquements prêts partez monsieur le président


Sud Quotidien (Dakar)
 

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Sud Quotidien (Dakar)

OPINION
10 Mai 2008
Publié sur le web le 12 Mai 2008

Au lendemain des élections présidentielles, plusieurs de mes amis de la diaspora m'avaient vertement critiqué, estimant que mon papier (Le Sénégal risque de couler) parus sur mon blog et dans les sites Xalima, Sudonline, Nouvel-Obs était trop alarmiste. Pour eux, le Président de la République dont je parlai, n'était nullement Abdoulaye WADE que je décrivais et le Sénégal encore moins menacé d'implosion. Un an après le scrutin, il semble bien que j'avais raison et eux tort (comme le montre d'ailleurs la situation actuelle du pays).

Voilà depuis un an que peu à peu nous sombrons ! Depuis mars 2000, notre exercice quotidien est de regarder impuissants nos valeurs se dégrader, nos talents ignorés, nos jeunes se tuent entre deux rives de l'atlantique, notre pays s'appauvrir dans un silence et un mépris du Président de la République et du PDS. Aujourd'hui, l'initiative du Chef de l'Etat, et de son gouvernement serait de mettre en place un nouveau programme Ad-hoc aprés le plan REVA, la Grande Offensive pour Anéantir la NAtion (GOANA).

Je considère que la situation de mon pays, le Sénégal, est trop grave pour que nous nous permettions d'attendre encore quatre ans avant d'engager de douloureux changements. Il faut donc que le Président de la République tire les conséquences de son incompétence et de ses échecs. Il doit partir. Il est temps de redonner la parole aux Sénégalais. Les Sénégalais dignes ne vous écoutent plus, seul la race des laches du genre Iba DER vous écoute. ils n'entendent pas davantage votre parti, confronté à la mission impossible de barrer la route à Karim votre Fils.

En mars 2000, Monsieur le Président, nous entendions de vous une vision, une stratégie et un pilotage vers un Sénégal debout permettant de valoriser nos potentiels et notre rayonnement dans le monde. La déception est immense ; La faim, la corruption, le mensoge, et la faible participation des citoyens aux élections législatives vous ont fourni une occasion d'en tirer toutes les conséquences. Malheuresement, vous ne l'avez pas fait - accélérant ainsi votre cycle politique durant lequel les Sénégalais auront perdu leur fierté, mais aussi leur niveau de vie. Ce sont quatre années soit 48 mois à risque social et politique grave, dans un climat d'attentisme et d'intrigues, que le pays va devoir affronter.

Quand Monsieur le Président compter vous faire savoir aux Sénégalais les conséquences de cette situation ? jamais. Cela seul justifierait que vous démissionniez.

Monsieur le Président, vous et votre Gouvernement avez trompé les citoyens, vous avez détruit l'économie : baisse de niveau de vie, le chômage devient héréditaire, la cohésion sociale en danger, les finances au rouge, la dette incalculable, l'école en crise, le pays vendu par Km2 etc. Le Sénégal Monsieur le Président est par terre.

Nous vivons aujourd'hui une crise sociale sans précédent, nous vivons aussi une crise politique. L'incompétence du Gouvernement, appuyé par une majorité parlementaire en grand écart avec le pays réel, devient manifeste dans son attitude d'autorité contre les revendications du peuple.

La stratégie qui consiste à mettre en place des plans de circonstance comme le plan REVA, GOANA, DIAKHAYE et autres ne sont que de l'escroquerie politique.

La fracture est profonde. C'est probablement, Monsieur le Président, la fin d'un système politique dont vous êtes le chef aujourd'hui. Le rejet de la politique politicienne par les Sénégalais et les avertissements exprimés lors du scrutins des législatives n'ont pas été compris, et donc pas suivis d'effet. Votre parti politique le PDS, n'a pas su se renouveler durant vos mandats. Or de nombreux Sénégalasis, en particulier dans la Diaspora, sont prêts à participer à l'émergence d'une politique de développement, à redéfinir les missions et les conditions de l'efficacité de l'Etat, à promouvoir un modèle social qui produise autre chose que le chômage, la famine, la misère et le takhouraane.

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Combien de temps encore allons nous accepter ce jeu ? Combien de temps encore allons nous accepter de tuer toute notre énergie à tenter d'accommoder notre conscience avec une situation qui ne nous satisfait en rien alors que d'autres pays comme le Mali est depuis quelques années fermement reparti de l'avant ? L'Afrique contrairement à ce que l'on en dit est aujourd'hui parti de l'avant et elle regorge d'opportunités et de challenges que d'autres pays pauvres et moins pauvres ont déjà décidé de relever. L'Afrique est déjà parti et elle nous a laissés sur le bord du chemin ! Le Monde avance et nous ne sommes même plus capables de le voir tant nous nous épuisons à cet exercice collectif de résistance ! Il est peut-être temps de cesser les débats politiques, les problèmes de ce pays, nous les connaissons. De toutes les façons, nous sommes dos au mur aujourd'hui. Qui d'entre vous aujourd'hui croit encore que sans un changement fort et rapide, ce pays peut rebondir ?

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