Larbi Bouhamida
12 Mai 2008
Comme chaque au 12 mai, les infirmiers de par le monde, célèbrent aujourd'hui leur Journée mondiale.
Cette journée est l'occasion pour les professionnels de la santé au Maroc de faire le point sur le rôle et la place de l'infirmier, de sages-femmes et de techniciens et surtout décortiquer les conditions de travail dans lesquelles ils évoluent.
Dans un communiqué du Syndicat national de la santé publique pour la circonstance, le Bureau national a dévoilé le manque flagrant en ressources humaines dans ce secteur. En comparaison avec d'autres pays comme le nôtre, le Maroc ne dispose que d'un infirmier pour 1000 habitants, alors que pour le même nombre la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie disposent respectivement de 330, 380 et 340. Alors que l'OMS prévoit un ratio de 2,8 pour 1000 habitants. Ces chiffres confirmés par la vision 2020 illustrent la qualité des services que peuvent dispenser les infirmiers aux patients.
Autre élément important qui menace la profession, c'est que la plus forte proportion des effectifs, soit 45% se situe dans la tranche d'age des 41-60 ans. 60% des infirmiers dans le secteur public ont passé plus de 20 ans de service, et sont au seuil de la retraite. En dépit du rythme des recrutements notamment dans le secteur public, on n'a pas été en mesure d'améliorer la couverture ni de compenser les départs cumulés suite à la retraite ou au départ volontaire.
A souligner que le nombre des infirmiers au Maroc est passé de 6000 dans les années 70 à 30.000 actuellement. Par ailleurs, selon une étude effectuée par le ministère de la Santé publique en 2006, pour que le Maroc ait la même couverture au niveau de l'effectif infirmier dans les secteurs public et privé, à l'instar de la Tunisie, il est indispensable de former quelque 61.000 infirmiers.
D'autre part, selon le rapport de 2006 de l'Organisation mondialede la santé (OMS), le Maroc se positionne parmi 57 Nations du monde qui présentent une pénurie aiguë en personnel soignant pour assurer le minimum requis des prestations de santé.
Outre le faible taux général, on constate une répartition géographique inégale entre les provinces et les régions, entre également les campagnes et les villes, ce qui accentue ce déficit. A souligner que le secteur de la santé a connu ces dernières années de nombreuses grèves qui dénoncent les conditions de travail et les salaires qui ne parviennent à répondre aux besoins des professionnels plus de la santé, notamment les infirmiers.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 Libération. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.