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Côte d'Ivoire: Santé - le CHU de Bouaké peine à redémarrer correctement


 

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Fraternité Matin (Abidjan)

11 Mai 2008
Publié sur le web le 12 Mai 2008

Barthélemy KOUAMÉ
Abidjan

Le Centre hospitalier régional (CHU) de Bouaké peine à atteindre son niveau de fonctionnement normal, d'avant crise. Cela, son directeur, le professeur Félix Yapo Boa, l'a signifié récemment à l'agence IRIN.

«Le CHU fonctionne au ralenti : la gynécologie, la chirurgie et la médecine générales, la pédiatrie, les urgences, ... Tous les services fonctionnent à minima et certains, comme la radiologie, ne marchent pas», a en effet affirmé le directeur du CHU. Indiquant que «la plupart des bâtiments, qui ont été abandonnés pendant toutes ces années, doivent être réhabilités».

Cet hôpital, le seul établissement sanitaire public de ce niveau dans toute la partie nord de la Côte d'Ivoire, n'a pas échappé aux effets collatéraux de la crise politico-armée, déclenchée le 19 septembre 2002. «Le CHU a été pillé pendant la crise Les équipements ont aussi été pillés pour la plupart, et à l'exception d'une unité de MSF (Médecins sans frontières) qui marchait, le CHU ne fonctionnait plus», rappelle d'ailleurs le professeur Yapo Boua.

Le CHU de Bouaké semble être également victime de la réticence des populations déplacées par la guerre à retourner dans la ville. Selon des témoignages recueillis par IRIN, les agents redéployés dans les ex-zones rebelles repartent peu de temps après leur réinstallation, de façon générale. Cela est expliqué parfois par le manque de logement, a fait remarquer le directeur qui a été lui-même installé début janvier dernier.

Pour faire fonctionner correctement l'hôpital de Bouaké, il faut 70 infirmiers, alors que seulement une trentaine sont actuellement en fonction. Le CHU de Bouaké n'est d'ailleurs pas un cas singulier dans toute la zone centre-nord-ouest, autrefois déclarée « zone de guerre ».

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Selon des données réunies par les agences onusiennes, sur les 729 infirmiers qui travaillaient dans la zone centre-nord-ouest du pays avant la crise, seuls 440 exerçaient dans cette même zone fin 2007.



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