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Cameroun: Au tableau - Dans l'incertitude des inventaires
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Le Quotidien Mutations (Yaoundé)
12 Mai 2008
Publié sur le web le 12 Mai 2008
*par Léger Ntiga
Dans l'édition N° 2146 du lundi 05 mai dernier, la présentation de la filière d'hydrologie a permis de se rendre compte que le Cameroun fait face à de nombreux problèmes en la matière.
D'abord parce que comme nombre de ses pairs, Jean-Pierre Boum fait observer le déficit de ressources humaines dans ce domaine où, " à partir de savoirs tirés de plusieurs domaines, d'évaluer et de déterminer dans le temps, les quantités d'eau ainsi que leur qualité dont une communauté humaine pourra avoir besoin. Il doit pouvoir prévoir les fluctuations des quantités des eaux ". Un secteur d'activité des plus importants en ce moment où le monde qui a soif, fait face au phénomène du changement climatique.
Où, le Cameroun notamment, comme les autres pays du bassin du Lac Tchad s'est mis en péril du fait du défaut d'une prévention rationnelle de l'assèchement des eaux du Lac Tchad. Or, différentes études, celles de Jean Rodier, par A. Bouchardeau, R. Lefèvre, M. Roche, P. Touchebeuf de Lussigny, B. Billon, Ch. Riou, M. A. Roche, P. Carré, notamment, sur l'hydrologie proprement dite, les données de base (données limnométriques et hydrologiques), le bilan hydrologique et la modélisation des hauteurs d'eau, l'étude des crues et des étiages du lac, leur prévision et leur étude statistique, aurait pourtant pu éviter le creux de la vague dans lequel se trouve désormais cette étendue d'eau.
" Que l'eau disparaisse de la surface terrestre et toute existence s'éteindrait: L'eau, c'est la vie... Les fleuves, quant à eux ont joué un rôle historique: Voies de communications et d'échanges, ils ont attiré les hommes et bien des métropoles leur sont assujetties. Toutefois, la médiatisation des graves inondations récentes ont rappelé un risque que les basses eaux du milieu du XXe siècle avait fait oublier ", Marielle Alary, professeur et chercheur en France, comme Alain Giret, géographe hydrologue, professeur à l'université de Paris XIII, démontrent à travers divers travaux que la soif du monde si bien séparé des eaux au cours des temps anciens, est le fait de nombreuses négligences des hommes.
Car, comment expliquer la non prise en compte du travail colossal et très long d'observation, mais aussi de jaugeages qui a été réalisé sur de très nombreux cours d'eaux du monde, sur tous les continents et à toutes les latitudes. D'autant que les chercheurs constatent que la quantité d'eau contenue dans les océans et sur les continents n'a pas bougé, seule la forme change selon les périodes glaciaires ou interglaciaires et qu'il y a donc peu de variations à l'échelle géologique.
Les variations ont lieu à des échelles beaucoup plus courtes mais le cycle de l'eau fonctionne toujours sur le même mode. L'inventaire des ressources hydrologiques planétaires se trouve donc à ce niveau là. Sauf que du fait de l'eau, des migrations de populations d'origine climatique ont déjà eu lieu dans l'histoire (périodes froides à la fin de l'Empire romain ou petit âge glaciaire de 1500 à 1850).
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Depuis un siècle, il s'agit d'un réchauffement dû probablement à un cycle naturel (il y en eu d'autres) mais celui-ci est accentué par le renvoi de Co2. Si le réchauffement prédit se réalise, les régions les plus affectées seront les moyennes latitudes qui connaîtront des climats supra tropicaux et des phénomènes brutaux, même d'un point de vue hydrologique. Le problème de l'eau au Cameroun se trouve donc aussi à ce niveau. D'autant qu'en dépit de l'existence d'institut spécialisé de ces questions le travail de prospection (jaugeage) et des inventaires se juxtapose au défaut d'une expertise en dehors de ces sentiers qu'on pourrait qualifier de battus.
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