Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Maroc: Entretien avec le directeur du l'Institut français de Meknès


Libération (Casablanca)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Libération (Casablanca)

INTERVIEW
12 Mai 2008
Publié sur le web le 12 Mai 2008

Mouhcine Abou Nada

Jean-Florent Filtz : "Le FICAM met l'Afrique à l'honneur"

En 2001, quand l'équipe de l'Institut français de Meknès a créé le festival, l'idée était d'organiser une manifestation destinée au plus grand nombre, jeunes et moins jeunes et unique en son genre.

Le cinéma d'animation a ainsi été retenu. Il a été le premier sur le continent africain et reste le seul au Maroc.

La huitième édition du FICAM est consacrée à l'Afrique, pourquoi un tel choix ?

Depuis plusieurs années, nous projetons des films de plusieurs pays du continent africain, de l'Afrique du Nord ou de l'Afrique noire et il nous a semblé important cette année de donner un coup de projecteur sur cette production déjà ancienne dans certains pays, diversifiée et de grande qualité. C'est une façon pour le festival d'afficher, plus encore cette année, son rôle de vitrine du cinéma d'animation africain. Et n'oublions pas que de nombreux films produits hors du continent africain ont également pour sujet l'Afrique.

Le festival est devenu compétitif, comment expliquez-vous que la compétition soit exclusivement africaine ?

Compte tenu que cette édition met l'Afrique à l'honneur, il nous a semblé logique que cette première compétition du court-métrage d'animation s'adresse aux réalisateurs de ce continent Mais qui sait, si lors des prochaines éditions, elle ne sera pas élargie à d'autres continents?

La création marocaine en matière de film d'animation semble plus présente, d'où provient, selon vous, cette dynamique ?

Je crois qu'il y a conjonction de plusieurs phénomènes. L'animation en tant que technique cinématographique est très présente depuis plusieurs années sur nos écrans, petits et grands, dans les longs-métrages, dans la publicité, dans les clips mais aussi dans les jeux vidéo. Elle touche tout naturellement les jeunes Marocains qui s'intéressent aux arts graphiques, au design ou à l'architecture. C'est un mode d'expression qui présente différentes facettes, il est dynamique et parle à tous les publics. Mais, je crois aussi en toute modestie que le FICAM a contribué à stimuler et faire émerger de jeunes créateurs marocains qui ont suivi nos formations et , parmi eux, de plus en plus utilisent ce langage.

Vous continuez à organiser des formations liées au film d'animation, pouvez-vous nous en dire plus ?

Il s'agit de formations au story-board qui existent depuis quatre ans maintenant et s'adressent à des étudiants d'écoles d'art graphique de tout le Maroc. Chaque session annuelle est encadrée par un formateur qui vient du secteur de l'animation française. Cette année, il s'agit de Fabrice Fouquet qui a réalisé des séries d'animations pour la télévision et qui travaille aussi avec plusieurs écoles. Mais FICAM c'est aussi des formations pour les plus jeunes auxquels nous apprenons les bases des techniques d'animation, puis des rencontres, des tables rondes et des conférences au-delà des projections et tout cela contribue à former les créateurs de demain.

Les deux nouveautés de cette édition sont les projections sur la place Lahdim et l'hommage au cinéma Caméra, pouvez-vous nous en dire en plus ?

Nous avons souhaité, cette année, installer encore plus FICAM au coeur de la médina pour aller à la rencontre des publics qui ne peuvent venir à l'Institut français de Meknès. Les projections, qui auront lieu tous les soirs à 20h30, seront gratuites et se dérouleront sur écran géant.

Le cinéma Caméra fête cette année ses 70 ans et il nous semblait important d'apporter notre soutien à ce cinéma à l'heure où les salles de cinéma sont devenues rares à Meknès, certaines ont même été démolies. N'oublions pas que ces salles du début du 20ème siècle ont connu leurs heures de gloire et font partie du Patrimoine de cette ville au même titre que ses remparts, elles appartiennent à tous et nous avons le devoir de les protéger en les faisant vivre. Une soirée spéciale est donc prévue le samedi 10 mai lors de laquelle le pianiste Eric Le Guen improvisera en direct des pièces pour piano devant des films muets des années 20 et 30.

Quelles sont, d'après vous, les perspectivesdu film d'animation au Maroc et peut-on réellement parler un jour d'une industrie et d'un marché du film d'animation ? Le festival peut-il oeuvrer dans ce sens ?

Oui, le cinéma d'animation a un bel avenir au Maroc, nous en parlerons d'ailleurs pendant le festival. L'animation en tant que technique intéresse de nombreux professionnels. Citons, entre autres, les concepteurs de jeux vidéo qui déjà conçoivent des jeux au Maroc.

Il est aussi en plein essor grâce à des écoles qui ouvrent des sections animation comme à l'Ecole des Beaux-Arts de Tétouan. Nous pouvons être fiers de constater que FICAM a contribué à susciter l'intérêt de jeunes graphistes pour l'animation et je suis certain que cela n'est qu'un début. Si tous les protagonistes de l'animation au Maroc, producteurs, diffuseurs et formateurs conjuguent leurs efforts, je suis certain que le Maroc occupera très vite une place importante dans ce domaine.

A titre personnel, quel est le long-métrage d'animation qui vous a marqué ?

Liens Pertinents

La première fois que je suis allé au cinéma, je devais avoir 6 ou 7 ans et c'était pour voir Les Aristochats. J'ai encore en mémoire les images de ce film qui m'avait émerveillé. Lors de la dernière édition de FICAM, j'ai été touché par le film U de Serge Elissalde et j'ai aimé l'esthétique d'Azur et Asmar que nous reprogrammons cette année avec plaisir.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Libération. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




L'exemple à suivre
Les 15, dans la mouvance de l'art contemporain
Les fêtes du 17 août dans la Nyanga et la Ngounié seront retransmises en direct
Des organisateurs véreux continuent de sévir
Festival dans le Zanzan





Les plus actifs du jour