Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Maroc: La rechute de la santé publique


Libération (Casablanca)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Libération (Casablanca)

13 Mai 2008
Publié sur le web le 13 Mai 2008

AHMED SAAIDI

Pour redonner des couleurs à la santé publique, il aurait fallu non pas une mauvaise médication de la trempe d'« Intilaka », mais un véritable remède de cheval.

Tout le monde en est actuellement convaincu, y compris les premiers responsables de ce secteur qui a été tellement critiqué qu'il en a développé une sorte de réflexe conditionné. Plus le secteur va mal, plus ses hauts commis tirent des plans sur la comète. Le dernier a pris la forme d'une Vision 2020 dont l'emphase n'aurait pas déplu à Martin Luther King. Ce vénérable pasteur dont l'une des plus brillantes harangues parlait de rêve (I have a dream), ne faisait certainement pas de visions, mais il savait cultiver l'espoir. Ce que les visionnaires du ministère de la Santé n'ont jamais su faire. A preuve : ce qu'ils nous ont promis pour les dix prochaines années n'est point rose et ils ne semblent nullement faire le nécessaire pour que ça le devienne.

Ce que des sources syndicales confirment allégrement d'ailleurs.

Selon elles, l'opération de départs volontaires initiée en 2005 aurait non seulement mis hors les hôpitaux du Royaume près 700 infirmiers, mais elle aurait aussi enclenché la rechute d'un secteur qui commençait à peine à rêver de convalescence. Une hémorragie d'autant plus grave que les ronds de cuir du secteur savaient pertinemment qu'un millier d'infirmiers allait être annuellement atteint par l'âge de la retraite durant les dix prochaines années. Seront-ils tous remplacés ? Même les plus optimistes des zélateurs ne le pensent point.

Sil'ensemble des écoles spécialisées ne forme que 1500 infirmiers chaque année, nombre d'entre eux restent sur le carreau. De 1976 à 2005, les créations de postes budgétaires dédiés à la santé publique n'ont jamais dépassé les 1500 par an dont la majeure partie ne concernait que le remplacement du personnel mis à la retraite.

Le taux de couverture ne peut donc qu'être extrêmement faible, voire l'un des plus faibles du pourtour méditerranéen.

Liens Pertinents

Le pire, c'est qu'il pourrait le demeurer ad vitam aeternam.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Libération. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Lutte contre le paludisme - Obtenir un engagement de chaque pays
Des progrès dans l'assistance sanitaire aux populations de Uíge
Fin du séminaire sur la nouvelle politique de diagnostique et traitement de la malaria
Des industriels vont racheter les vielles batteries
Santé - les patients du CTA dénoncent les conditions d'accueil





Les plus actifs du jour