Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Sénégal: Rencontres de kanilaye en Gambie - La coopération transfrontalière au service de la paix en casamance


Wal Fadjri (Dakar)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Wal Fadjri (Dakar)

14 Mai 2008
Publié sur le web le 14 Mai 2008

Mamadou Papo Mané

Aussi bien qu'elle a joué un rôle important dans le déclenchement et l'intensification de la crise en Casamance, la frontière peut être aujourd'hui déterminante dans le retour de la paix dans cette partie méridionale du Sénégal. C'est en tout cas l'objectif recherché à travers la rencontre de Kanilaye en Gambie. Le village natal du président Yaya Jammeh, qui était d'ailleurs le parrain de la manifestation, a été pendant trois jours le parc de la communion entre deux peuples qui se regardent depuis des années en chiens de faïence.

(Correspondance) - La séance de lutte organisée par le consortium d'Ong 'Oulampsénoba', regroupant quatre associations (Synergie d'action pour le développement Syafd, Casades, Forage et Enfance et paix a été un bon prétexte pour réaliser cette ambition : regrouper les peuples sénégalais et gambien pour instaurer le dialogue, la concertation et restaurer la confiance. Parce qu'en réalité, même si les relations ne sont pas très pourries au niveau de la frontière, il reste cependant que la confiance entre les deux peuples riverains a pris un sacré coup au fil des ans.

Les raisons de la détérioration de ce climat sont à chercher dans l'insécurité qui règne en Casamance, particulièrement dans la zone frontalière avec la Gambie. 'De tout le temps, explique le président du consortium, la Gambie a été accusée à tort ou à raison d'être une zone de repli pour les coupeurs de routes, qui, après avoir commis leurs forfaits, prennent la direction de la frontière'.

A en croire Lamine Sadio, certaines populations de la Casamance accusent même la Gambie d'offrir volontairement l'hospitalité à ces éléments armés. Dès lors, s'est installé entre les habitants de la zone frontalière un climat délétère qui puise son essence dans la crise casamançaise. 'Une situation qui n'est pas de nature à favoriser la cohabitation entre ces deux peuples qui ont les mêmes cultures, les mêmes langues, les mêmes modes de vie, et en réalité, qui ne sont qu'un même peuple', à en croire le secrétaire général de Oulampsénoba.

La nostalgie d'un passé où Gambiens et Sénégalais vivaient dans une parfaite harmonie et la nécessité de faire revenir cette ambiance de paix explique l'intervention de ce consortium d'organisations non gouvernementales qui sont présentes depuis des années le long de cette ligne géographique. Et le meilleur moyen que Oulampsénoba a trouvé pour ressusciter ce passé glorieux est la lutte. Pendant trois jours, les lutteurs des deux pays se sont retrouvés à Kanilaye pour une séance de lutte qui n'était en réalité qu'un prétexte pour regrouper les deux peuples, de l'avis de Bassa Diawara.

D'ailleurs, la pertinence du projet est à l'origine de l'engouement noté de part et d'autre, surtout du côté gambien, mais aussi et surtout, de l'adhésion du président Yaya Jammeh qui a fait personnellement le déplacement à Kanilaye. Et si l'ambition des organisateurs, qui ont reçu le soutien de la coopération allemande à travers le Procas, était de dissiper les nuages et de favoriser le dialogue entre la Gambie et le Sénégal, la rencontre de Kanilaye aura été alors un succès. Car, outre la mobilisation et la présence du chef de l'Etat gambien qui attache une importance capitale à ce dialogue des peuples, la manifestation a été un lieu de rencontre, d'échanges, de dialogue.

Les participants d'un côté comme de l'autre ont clairement affiché leur volonté de tourner la page des incompréhensions, des heurts, etc. Et tout cela, pour créer une harmonie dont la finalité est de ramener la paix, à la frontière d'abord, ensuite en Casamance.

Un objectif qui cadre avec celui de Oulampsénoba, très préoccupé par la situation sécuritaire en Sénégambie méridionale (Gambie, Sénégal et Guinée-Bissau). Cette préoccupation justifie la rencontre de Kanilaye qui fait suite à celle tenue il y a un an dans la partie sénégalaise. A en croire Bassa Diawara, la rencontre de Kanilaye entre dans le cadre d'un plan d'action qui vise à restaurer la paix dans cette partie de l'Afrique de l'Ouest à travers la vulgarisation des conventions de la Cedeao.

Une rencontre dans ce sens est prévue d'ailleurs prochainement à Sédhiou, dans la région de Kolda. Il s'agira au cours de ce symposium de donner un cadre d'expression aux populations pour exposer leurs difficultés et proposer des esquisses de solution sur la base de ces conventions, pourtant signées mais très peu appliquées par les Etats.

Liens Pertinents

Des initiatives dont la finalité est de ramener la paix en Casamance, mais aussi de faire de la Sénégambie méridionale un havre de paix où les initiatives ne se heurteront pas à l'insécurité.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




La journée nationale de la solidarité se prépare
Les prix officiels varient de 325 à 405 f
Gbagbo offre 100 millions aux sinistrés
Dano Djédjé offre 40 hectares de plants d'hévéa aux jeunes
Les inondations menacent la santé des populations





Les plus actifs du jour