|
|
Ile Maurice: La prévoyance
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
L'Express (Port Louis)
15 Mai 2008
Publié sur le web le 15 Mai 2008
Port Louis
Foulant aux pieds leurs protocoles et autres règlements tatillons, les décideurs ont agi avec discernement hier après l'annonce des risques d'inondations.
A la mi-journée, ils avaient déjà ordonné la fermeture des écoles et autorisé les fonctionnaires à rentrer chez eux. Ils ont ainsi exercé le devoir de précaution. Si cela avait été fait le 26 mars dernier, il y a des vies humaines qui auraient pu avoir été sauvées.
Il est vrai qu'en fin de compte le pays a échappé au déluge, hier, mais cela ne diminue en rien le mérite des autorités. Dans la conduite des affaires publiques, il vaut mieux être prévoyant, même avec excès, qu'attendre l'impact d'une catastrophe avant d'agir. Manifestement, les gouvernants ont tiré les enseignements des événements passés.
Hier, les écoles ont laissé partir les élèves à un moment où la météo avait seulement avancé qu'il y a «une possibilité d'avoir plus de 70 mm de pluies». Jusqu'ici l'on avait prétendu que les écoles ne pouvaient fermer leurs portes avant que le seuil fatidique de 100 mm de pluies ne soit atteint. L'on a voulu imputer la mort de l'écolière Laura Paule et celle des trois autres victimes des inondations à un protocole quelconque. L'excuse des changements climatiques a également été invoquée. Or, plus que jamais, il est légitime de penser que c'est la bêtise humaine qui a prévalu durant la matinée du 26 mars. Cela dit, attendons tout de même les conclusions du juge Domah avant de formuler un jugement définitif sur la question.
L'instance que préside le juge Domah a permis déjà, grâce aux différents témoignages portés devant elle, de penser qu'il y a une série de services publics qui doivent assumer les responsabilités du drame survenu en mars. Certes, la CWA, la NDU et les Administrations régionales se renvoient la balle mais cette guerre entre services publics ne fait qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui refusent de tout mettre sur le dos du réchauffement climatique.
|
En tout cas, la promptitude avec laquelle les autorités ont réagi hier prouve que rien n'oblige le gouvernement à attendre l'alerte de pluies torrentielles pour décréter la fermeture des écoles. Dans des situations pouvant occasionner des conséquences très graves, les dirigeants politiques doivent se fier à leur jugement plutôt que de s'appuyer uniquement sur des avis techniques des prévisionnistes.
Le 1er avril dernier, au Parlement, le Premier ministre se demandait : «Comment décide-t-on de fermer les écoles ? On ouvre la fenêtre et si on voit qu'il pleut on décide de fermer les écoles ?» Il n'a qu'à consulter son ministre de l'Education pour obtenir une réponse. Celui-ci a tout simplement fait preuve de bon sens et n'a attendu aucun avis de pluies torrentielles pour agir.
Le problème, c'est que dès que l'on conteste l'alibi du réchauffement climatique, et que l'on parle de manque de bon sens, les esprits s'échauffent.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 L'Express. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]() Les plus actifs du jour
|