Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Zimbabwe: La police harcèle des diplomates après leur visite dans un hôpital


 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Visiter leur site

United States Department of State (Washington, DC)

14 Mai 2008
Publié sur le web le 15 Mai 2008

Stephen Kaufman
Washington, DC

La détention et l'interrogation, le 13 mai, de l'ambassadeur des États-Unis au Zimbabwé et de diplomates de cinq autres pays non loin de Harare par les forces de sécurité zimbabwéennes constituent du harcèlement et reflètent le climat troublé qui règne actuellement dans ce pays, a déclaré le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, ce jour-là.

L'ambassadeur des États-Unis, M. James McGee, et des diplomates du Royaume-Uni, de l'Union européenne, du Japon, des Pays-Bas et de la Tanzanie ont été détenus et interrogés pendant quarante-cinq minutes par des policiers à un barrage routier situé près de la capitale, Harare, ainsi qu'à l'extérieur d'un hôpital où ils s'étaient rendus.

M. McCormack a déclaré que ces incidents étaient « révélateurs de l'atmosphère qui régnait actuellement au Zimbabwé » et que, si des diplomates étrangers étaient traités de cette façon, « on pouvait facilement imaginer la vie que les citoyens zimbabwéens avaient s'ils faisaient des efforts pour exprimer leurs opinions ».

Un haut responsable du département d'État a indiqué que les diplomates étaient allés rendre visite à des Zimbabwéens qui avaient été hospitalisés après avoir été attaqués par des forces gouvernementales. La violence s'est intensifiée dans le pays depuis les élections législatives et présidentielle du 29 mars. Le parti au pouvoir, le ZANU-PF, a perdu la majorité au Parlement, et le président Mugabe lui-même a été battu par son adversaire, M. Morgan Tsvangirai, qui n'a cependant pas obtenu, selon la commission électorale zimbabwéenne composée de membres nommés par M. Mugabe, la majorité requise (51 %) pour éviter un second tour de scrutin.

L'ambassadeur des États-Unis a déclaré à l'agence Associated Press, le 13 mai, que les États-Unis avaient confirmé des informations selon lesquelles, depuis le 29 mars, au moins 20 personnes avaient été tuées et plus de 700 actes de violence avaient eu lieu. Dans la lettre qu'il a rendue publique le 12 mai, M. McGee accuse le parti du président Mugabe d'orchestrer une campagne de violence afin d'intimider les partisans de l'opposition avant le second tour de scrutin.

Dans sa dépêche, l'agence Associated Press indique que le convoi de diplomates s'était rendu dans un centre d'interrogation du ZANU-PF et dans deux hôpitaux afin d'obtenir des preuves de la campagne de violence orchestrée par le gouvernement à l'encontre des partisans de l'opposition.

Selon l'agence Associated Press, un policier a menacé de sa matraque un haut responsable de l'ambassade des États-Unis pendant l'arrêt du convoi. Lorsque M. McGee a exigé de savoir le nom de ce policier, celui-ci est entré dans la voiture de l'ambassadeur, qui est alors monté sur le capot de la voiture tandis que son collaborateur s'empressait d'enlever la clé de contact.

Les forces de sécurité n'ont fait de mal à personne, ni confisqué quoi que ce soit pendant ces incidents, a déclaré M. McCormack en ajoutant cependant : « Par définition, si à deux reprises des policiers vous détiennent pendant près de deux heures et qu'ils vous interrogent sur ce que vous faites, cela constitue du harcèlement. »

La violence doit cesser et un grand nombre d'observateurs sont nécessaires pour le second tour de scrutin

Selon les résultats officiels de l'élection présidentielle annoncés plus d'un mois après le scrutin, le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), M. Morgan Tsvangirai, a obtenu la majorité relative des suffrages, mais non les 51 % nécessaires pour éviter un second tour de scrutin.

La secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a déclaré, le 12 mai, que les conditions n'étaient pas actuellement réunies au Zimbabwé pour l'organisation d'élections libres et honnêtes. Il convient, selon elle, de mettre fin à la violence qui est essentiellement orchestrée par le gouvernement à l'encontre de l'opposition. En outre, il faudrait un très grand nombre d'observateurs susceptibles d'aller dans les zones rurales.

Mme Frazer a également souligné que le Zimbabwé devait garantir la sécurité de M. Tsvangirai, qui est actuellement à l'étranger, et admettre dans le pays des journalistes étrangers afin d'accroître la transparence du déroulement du second tour.

Les États-Unis, a-t-elle dit, sont « prêts » à apporter un soutien à des organisations telles que la Communauté de développement en Afrique australe (SADC) et l'Union africaine et à oeuvrer de concert avec l'ONU afin de faire en sorte que les conditions nécessaires soient réunies.

Liens Pertinents

Le gouvernement zimbabwéen n'a pas encore annoncé la date du second tour de scrutin. Il est très probable, selon Mme Frazer, que le gouvernement l'annoncera à la dernière minute et qu'il sera alors impossible de disposer du nombre d'observateurs nécessaires pour que cette élection soit libre et honnête.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 United States Department of State. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Affrontements entre armée et rebelles dans l'est
Elections législatives après 27 ans de guerre
Logique africaine
Sorties hasardeuses contre les Forces nouvelles-Simone dérange Gbagbo
Simone Gbagbo invite les chasseurs traditionnels « Dozos » à déposer les armes





Les plus actifs du jour