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Sénégal: Cite « Kethiakh » de Yarakh - Deux morts et un blessé grave dans un incendie
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Le Soleil (Dakar)
16 Mai 2008
Publié sur le web le 16 Mai 2008
Mamadou Gueye
Un incendie a consumé, dans la nuit de mercredi à jeudi, deux baraquements de la cité « Kéthiakh », un sous-quartier de Yarakh, à Dakar. Le bilan est lourd : deux morts brûlés vifs et une personne grièvement blessée. Les victimes sont Satou Faye, âgée d'une trentaine d'années et sa fille, âgée à peine d'un an. Quant à la dame Satou Ndiaye, elle est gravement brûlée et actuellement à l'hôpital général de Grand Yoff. Elles sont toutes natives de Diourbel, selon les témoignages recueillis sur place.
La Brigade de gendarmerie de Hann déclare que l'incendie mortel s'est produit à vingt-trois heures. Le feu aurait pris dans l'habitation de fortune de la dame Satou Faye, au moment où elle s'est endormie en laissant une bougie allumée. Celle-ci a mis le feu sur les meubles avant de se propager dans la chambre. Il s'est ensuite répandu dans deux autres baraques dont, heureusement, les occupants ont eu le temps de sortir. Mais, il ne leur reste plus rien. Il ne reste que des tôles calcinées, du bois réduit en cendre et des effets vestimentaires consumés.
C'est le spectacle désolant qui s'offre à la personne ou au curieux qui s'y aventure. La voix empreinte d'émotion, Mamadou Bâ raconte difficilement ce qui est arrivé. Sa chambre jouxte celle de la victime. Il a, avec sa femme, échappé de justesse aux flammes. « Nous nous sommes réveillés en sursautant à cause de la chaleur. Et avant de comprendre ce qui nous arrive, le feu avait gagné notre chambre », témoigne-t-il.
A la cité « Kéthiakh », la moindre étincelle peut causer des conséquences très graves. Les populations vivent, en effet, dans des baraquements de fortune. Certains occupants interrogés déclarent pourtant payer cher le loyer. La location est en effet à 10.000 FCfa la chambre. Le problème de cette cité est qu'elle est à la limite un bidonville.
Les habitants, pour la plupart, n'y passent que la nuit, selon des témoignages recueillis. Les hommes exercent généralement les petits métiers à Dakar. Les femmes sont en majorité des domestiques. Ils quittent tôt et rentrent tard.
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