16 Mai 2008
En effet, de multiples mesures ont été arrêtées, à un rythme soutenu, pour la mise à niveau de son cadre institutionnel, la modernisation de ses méthodes de travail et le renforcement de ses ressources financières et humaines, sans oublier le renforcement des fondements de la décentralisation, surtout que l'action municipale constitue, désormais, un espace privilégié pour la démocratie locale et pour la diffusion des valeurs de citoyenneté, de civisme et de volontariat au service de l'intérêt général.
C'est dans ce contexte que le Chef de l'Etat a insisté, en conférant hier avec le ministre de l'Intérieur et du Développement local, sur la consolidation des efforts ayant pour objectif de réunir les conditions de propreté et de protection de l'environnement et sur la multiplication des campagnes de sensibilisation pour une plus importante participation du citoyen au soutien de ces efforts afin d'améliorer la qualité de la vie.
Il faut dire que la Tunisie a suivi, depuis l'avènement du Changement, une approche globale en matière d'environnement et de développement durable qui prône la complémentarité entre le développement socioéconomique et la protection de l'environnement. Cette démarche a toujours été fondée sur la mise en place de programmes concrets et pratiques en vue d'améliorer les conditions et la qualité de la vie aussi bien en zone urbaine que rurale, tout en privilégiant des actions ciblées dans le domaine de la gestion rationnelle et de la conservation des ressources naturelles.
Il est utile de rappeler, à ce propos, que le Xe Plan (2002/2006) s'était, déjà, fixé comme objectifs une meilleure adéquation entre les besoins du développement et l'aménagement du territoire, une protection effective des ressources naturelles, une lutte efficace contre le phénomène de la désertification et des opérations spécifiques contre les différents types de pollution pour améliorer la qualité de la vie.
C'est ainsi que plus de cent villes ont, volontairement, adhéré au processus d'élaboration de l'Agenda 21, alors que toutes les régions, à travers les 24 gouvernorats du pays, ont mis au point un programme régional de l'environnement pour le développement durable. Ce qui leur a facilité l'élaboration d'actions et de propositions concrètes, inscrites parmi les priorités du XIe Plan de développement, prenant en considération certaines dimensions, qualifiées de nécessaires.
On citera notamment l'implication d'un citoyen responsable et professionnellement compétent, l'intégration du facteur de l'environnement dans tous les secteurs du développement, la participation de toutes les parties concernées au processus de préparation des décisions et la définition claire des responsabilités de chaque partie concernée dans l'oeuvre de développement.
Si on y ajoute la mise en place de nombreux mécanismes, dont notamment l'Observatoire national de l'environnement et du développement durable et des institutions et agences chargées de ce secteur, on mesure l'ampleur de l'importance accordée par les autorités compétentes, à tous les niveaux et à leur tête le Président Ben Ali, à un secteur aussi vital et déterminant pour la bonne marche de l'oeuvre de développement que l'on veut propre et globale.
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