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Ile Maurice: Bronchiolite - Grand ennemi des tout-petits


L'Express (Port Louis)
 

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L'Express (Port Louis)

16 Mai 2008
Publié sur le web le 16 Mai 2008

Lisie Labonne
Port Louis

Avec l'hiver qui arrive, les bébés sont plus susceptibles d'être atteints d'accès de bronchiolite. Celle-ci peut provoquer des difficultés respiratoires et de la fièvre. Pour préserver les nourrissons, il y a des mesures à prendre. Il respire difficilement, il ne veut pas s'alimenter, il a de la fièvre ? Ces symptômes peuvent trahir, chez bébé, la présence d'une bronchiolite. Il s'agit, le plus souvent, d'une maladie bénigne. Mais dans certains cas - aussi rares soient-ils - il peut s'aggraver et même être fatal. Il est donc crucial de prendre toutes les précautions qui s'imposent.

«La bronchiolite est une inflammation le plus souvent d'origine infectieuse des bronches de l'enfant. Les enfants peuvent en être touchés de la naissance à deux ans. Mais c'est plus fréquent chez les bébés de deux à huit mois», explique le Dr Radhika Jagatsingh-Beehuspoteea, pédiatre. La bronchiolite peut toucher les enfants tout au long de l'année. Il y a, précise notre interlocutrice, des phases et on peut dire qu'on voit plus d'enfants en souffrir lorsqu'il y a un changement de saison, à l'arrivée ou à la fin de l'hiver.

Il y a, pour protéger bébé - ou du moins tenter au mieux de le faire - une série de mesures préventives à prendre. D'abord toujours songer à se nettoyer les mains avant de le prendre. Il est aussi conseillé d'éviter, autant que possible, la visite de quelqu'un qui a un rhume ou simplement un nez qui coule car il peut le passer au petit. De même pour le grand frère ou la grande soeur de bébé qui revient de l'école maternelle, où peut-être l'un de ses amis avait une grippe : expliquez-lui qu'il ne faut pas faire trop de gros bisous baveux au bébé...

De même pour la maman grippée qui doit allaiter. Elle doit éviter les bisous à l'enfant et, au moment de l'allaiter ou de le changer, etc. afin d'éviter toute possibilité que de petites gouttelettes ne l'atteignent, il lui est conseillé de porter un masque. Le Dr Jagatsingh-Beehuspoteea insiste sur un point : «Il n'est absolument pas nécessaire d'arrêter d'allaiter si vous êtes grippée car la grippe ne se transmet en aucun cas par le lait.

Il suffit de prendre quelques précautions en le faisant, pour le bien de bébé.» Si, en dépit de ces précautions, bébé ne semble pas dans son assiette, sachez être à son écoute pour détecter les symptômes qui pourraient laisser penser à une bronchiolite. «Il vous faut surveiller s'il a du mal à respirer ou s'il respire vite, s'il gazouille moins, s'il a de la température... les lèvres peuvent devenir bleues, la morve être d'une teinte jaunâtre-verdâtre.»

Il est donc conseillé aux parents de toujours avoir un oeil sur l'enfant, même la nuit. Se lever de temps à autre pour aller voir comment il va, s'assurer qu'il est couché sur le dos et non sur le ventre (comme devraient d'ailleurs être couchés tous les bébés, fait ressortir le pédiatre).

Cela se soigne

Comme toute maladie virale, la bronchiolite guérit normalement seule. Mais il est important d'enlever au maximum les sécrétions qui gênent bébé, lui désobstruer le nez. «Il faut aspirer la morve qu'il y a dans le nez. Lui donner du paracétamol s'il a de la température. Broncho-dilatateurs et corticostéroïdes peuvent aussi être prescrits. Ces médicaments ne visent toutefois pas à traiter la bronchiolite mais plutôt à aider l'enfant pour que cela soit plus tolérable pour lui et pour qu'il y ait moins de complications.»

Il se peut, par ailleurs, qu'un bilan sanguin révèle, chez bébé, une infection bactérienne ou d'autres signes de complications. Dans ce genre de complications ou de surinfection, l'hospitalisation peut s'avérer nécessaire.

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Et si votre enfant est plus frêle qu'un autre, s'il s'agit d'un bébé prématuré, avec un petit poids ou présentant des pathologies, il ne faut surtout pas hésiter à consulter et éventuellement le faire hospitaliser dès que vous apercevez des symptômes que vous jugez alarmants. Là, l'enfant bénéficiera d'un suivi et d'une surveillance, notamment de ses fonctions respiratoires. On vérifiera aussi s'il y a déshydratation, suite possible du fait qu'il refuse de s'alimenter. La kinésithérapie respiratoire est un autre recours possible, que peut recommander un médecin. Le thérapeute s'évertuera ainsi de faire expectorer l'enfant.

Quoi qu'il en soit, la bronchiolite, même si elle rend anxieux nombre de parents, est une maladie qui se soigne. La chose à retenir est qu'il faut être à l'écoute du bébé de manière à détecter au plus tôt les symptômes. Mais c'est encore mieux de prévenir plutôt que guérir.

La kinésithérapie respiratoire aide à dégager les bronches.



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