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Madagascar: Le Général Fidy pointe du doigt certains officiers généraux.
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Midi Madagasikara (Antananarivo)
15 Mai 2008
Publié sur le web le 16 Mai 2008
Didi Ratsimbazafy
Il révèle et accuse. Son procès d'hier va de rebondissements en dénonciations. Nous étions nombreux à être d'accord pour l'instauration d'un directoire militaire. Ceci expliquant cela, je lie en quelque sorte mon échec à la trahison de mes alter-ego » frappe-t-il d'entrée. Tout en défendant sa cause, il se lance ensuite dans une série d'Ampamoaka.
Sans plus rendre compte des interrogatoires de la Cour, il a dit, haut et fort, que l'on a truqué les résultats de l'élection de 2001. « Il n'y avait, en aucun cas, une victoire de l'actuel Président Ravalomanana » souligne le Général Fidy qui se dit prêt à témoigner, s'il n'a déjà été plus un « témoin » qu'un accusé, à Anosy, hier.
Lors de la crise de 2002, il avoue qu'il avait usé de son influence en tant qu'officier général, pour sortir des armes des magasins des camps, afin de faire face aux milices lors de la prise d'Andohanatady. Et ce n'est pas tout ! Il a dit, et il l'a dit durant l'audience publique, qu'il est co-responsable de la prise d'un navire à Nosy-Be. Autant d'actes qu'il affirme avoir accompli sans aucun regret. «...Par amour de la Nation. Et le Président Ravalomanana le sait aussi bien que moi. Je les ai accomplis en sa faveur...» précise-t-il.
Salle comble
Autant de révélations qui semblent avoir ému le public, venu très nombreux, une fois de plus, à la Cour Criminelle, dont la salle se révéla fort étroite. Ce qui est loin de constituer, pourtant, un salut pour le parquet général qui avait du mal à trouver des éléments d'infraction dans ces déclarations. « Ici, vous devriez relater les choses par rapport à nos questions...et non comme vous le vouliez » interpelle l'Avocat Général, un peu agacé.
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La défense du Général Fidy, quant à elle, soulève des exceptions quant à la compétence de la Cour Criminelle Ordinaire à juger cette affaire. Les trois avocats trouvent trois alibis pour renvoyer le dossier au tribunal militaire. « Le box des accusés est constitué en majeure partie de militaires (...) Le Général Fidy, au moment de l'acte, était encore un militaire en fonction (...) Tout s'était passé dans un camp militaire » soutiennent-ils.
Une intention, somme toute, rejetée par la CCO. « Trop tard. Vous auriez du le soulever avant l'ordonnance de renvoi » riposte l'Avocat Général. Tout en se référant à l'article 330 du code de procédure pénale. Hier, le Général Fidy n'a quitté la barre que vers 17 heures, pour laisser la place à un colonel, avant que la séance ne soit arrêtée vers 18heures30.
Le procès continue ce jour et sa fin n'est pas pour...demain.
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