Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Liberia: Vivre avec une fistule


UN Integrated Regional Information Networks
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

UN Integrated Regional Information Networks

16 Mai 2008
Publié sur le web le 16 Mai 2008

Monrovia

Sur 600 femmes victimes de viols interrogées récemment par une organisation non-gouvernementale (ONG) libérienne, 90 pour cent souffraient de fistules, une déchirure du tissu vaginal qui s'accompagne d'une incontinence et fait l'objet d'une stigmatisation sociale.

Selon les travailleurs humanitaires, cette statistique fournie par le Women of Liberia Peace Network (WOLPNET) à partir d'enquêtes menées en avril 2008, traduit l'effrayante prévalence des cas de viol et d'un phénomène que les responsables médicaux libériens disent n'avoir guère les moyens de gérer.

« Ces femmes vivent avec une lésion grave et ne sont pas soignées », a résumé Una Thompson, directrice de WOLPNET. Selon les travailleurs de la santé locaux, deux types de fistule sont courants au Liberia. Le premier porte le nom de fistule obstétricale : il s'agit d'une lésion vaginale causée par un accouchement difficile et prolongé.

Selon une enquête sanitaire récente, en moyenne 994 femmes meurent sur 100 000 accouchements, un taux supérieur aux estimations réalisées pendant la guerre civile au Liberia.

Selon les médecins, la cause de décès la plus courante est l'hémorragie vaginale qui suit l'accouchement. Pour certains travailleurs et responsables de la santé, toutefois, cette recrudescence est tout simplement la conséquence d'une collecte de données plus efficace.

D'autres affirment néanmoins que moins d'accouchements sont supervisés par des professionnels de la médecine qualifiés, moins nombreux depuis la fin de la guerre de 1990-2003, notamment en raison des migrations.

L'autre type de fistule courant au Liberia est la fistule gynécologique traumatique : il s'agit d'une lésion vaginale provoquée par une agression sexuelle violente ou par l'insertion forcée d'objets dans le vagin.

Les viols et autres crimes violents, notamment commis à l'encontre d'enfants, sont monnaie courante au Liberia, et la police et le système judiciaire se sont montrés peu efficaces pour mettre un terme à l'impunité dont jouissent leurs auteurs.

D'après le docteur John Mulbah, qui dirige la maternité du John F. Kennedy Hospital de Monrovia, principal hôpital de référence du Liberia, les ressources à sa disposition pour réparer ces dommages corporels sont limitées.

« Nous n'avons que cinq employés formés à administrer un traitement contre les fistules et tous exercent à Monrovia [la capitale] », a-t-il expliqué à IRIN. « Le service ne dispose que de 30 lits [...] notre centre est submergé de patientes et certaines doivent attendre longtemps avant qu'on s'occupe d'elles ».

Le service a été créé en février 2007, à la suite d'une enquête, financée par les Nations Unies, et qui a permis de localiser 351 femmes souffrant de fistules dans les régions rurales du Liberia.

Le service est financé à 100 pour cent par les bailleurs de fonds internationaux, et non par le gouvernement, a indiqué le docteur Mulbah.

Liens Pertinents

« Les médicaments et le matériel, ainsi que l'unique véhicule qui permet de mener des programmes de proximité dans les régions rurales du pays ont été fournis par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Au centre, le traitement est gratuit », a ajouté le docteur Mulbah.

Selon Walter Gwenigale, le ministre libérien de la Santé, le transport des patientes souffrant de fistules des régions rurales jusqu'à Monrovia, où elles sont soignées, est une contrainte qui fait obstacle à l'expansion du traitement.

« Amener ces patientes à Monrovia demande des fonds. Nous sommes conscients qu'il y a de nombreux cas de fistules dans l'arrière-pays, mais le budget national consacré à la santé au Liberia est d'à peine 11 millions de dollars, ce qui est tout à fait insuffisant pour traiter tous les problèmes de santé », a ajouté M. Gwenigale.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 UN Integrated Regional Information Networks. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Traverser la frontière pour chercher des ARV
Tuberculose multirésistante - Dépistage possible en deux jours
250 postulants pour l'hospital Apollo
Les clubs diurnes pour les personnes âgées - réalité et perspectives
Clôture des ateliers régionaux sur le discours religieux et la prévention des MST





Les plus actifs du jour