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Côte d'Ivoire: Réinsertion sociale - Les entreprises de sécurité privée attendent 10000 ex-combattants


Notre Voie (Abidjan)
 

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Notre Voie (Abidjan)

16 Mai 2008
Publié sur le web le 17 Mai 2008

Bruno Kouadio

Les entreprises de sécurité privée membres de l'Union patronale des entreprises de sécurité privée et de transport de fonds de Côte d'Ivoire (Upespci) vont absorber 10000 ex-combattants dans le cadre du Programme national de réinsertion communautaire (Pnrc).

M. Sérikpa André, président de l'Upespci, qui donnait une conférence de presse, hier jeudi, à l'Hôtel Ivoire, a révélé que ce projet devrait aboutir incessamment, à condition que les autorités ivoiriennes acceptent de mettre de l'ordre dans ce secteur en proie à une crise organisationnelle. En effet, a-t-il dénoncé, des personnes qui n'en ont pas la qualification se ruent vers la création de société de sécurité privée parce que ce secteur est devenu juteux. Surtout qu'avec la réinsertion de 10000 ex-combattants, les bailleurs de fonds internationaux vont injecter des sommes importantes dans les sociétés de sécurité qui vont accueillir ces soldats démobilisés.

M. André Sérikpa a ouvertement accusé le directeur de la sécurité territoriale (DST), le commissaire divisionnaire Gbétia Firmin, d'être à l'origine de cette pagaille en distribuant à la pelle des autorisations de création de sociétés à des personnes qui n'ont pas fait la preuve de leur sérieux, et en organisant des manoeuvres pour le faire tomber de la tête de l'Upespci. Toutefois, il s'est dit déterminé à mener le combat contre toutes les puissances financières et militaires qui s'opposent à l'organisation de ce secteur, et qui font obstacle à la signature des arrêtés ministériels relatifs aux décrets déjà pris par le président de la République depuis trois ans pour le réguler.

Et pourtant, ces entreprises, selon le président de l'Upespci, emploient 40000 jeunes gens, paient 6 milliards FCFA d'impôts et 4,5 milliards FCFA à la Cnps par an. "Notre importance n'est plus à démontrer, puisqu' aucun Etat ne peut affecter à chaque citoyen un agent des forces de l'ordre classique pour sa sécurité. C'est pourquoi, sur tous les problèmes qui minent notre secteur d'activités, nous proposons une plate-forme de collaboration entre les sociétés de sécurité et les forces de l'ordre ; une commission d'attribution des agréments dans lequel va siéger l'Upespci, et le retrait de toutes les armes de guerre dont disposent certains agents de sécurité devant les banques", a relevé M. André Sérikpa. Mieux, il propose une grille salariale de ces agents qui se situera entre 65000 F et 135000 F selon leur niveau. Mais pour y parvenir, l'Etat devra s'engager fermement à définir une réglementation claire.



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