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Sénégal: Enseignement technique et professionnel - Les bons points du PAFNA
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Le Soleil (Dakar)
17 Mai 2008
Publié sur le web le 17 Mai 2008
Tata Sane
Le Centre de formation professionnel et technique (Cfpt) a abrité l'atelier de capitalisation et d'expérimentation du projet d'appui à la formation professionnelle des néo-alphabétisés (Pafna). L'atelier entre dans le cadre de la nouvelle politique de l'Etat visant à introduire l'apprentissage traditionnel dans le dispositif global de formation professionnelle technique.
Le séminaire a permis aux participants de faire un bilan sur les 4 défis majeurs que sont l'accès plus démocratique, la qualité dans la formation, la gestion et l'articulation de la formation avec le marché du travail. S'agissant de l'accès, toutes les filières sont concernées dans chaque département à l'exception de Kébémer. Selon le président du Pafna Atoumane Fall, ce programme a permis d'améliorer la formation des apprenants attestés dans des compétences professionnelles, de renforcer leurs capacités en entreprenariat par des connaissances de base et de nouer un partenariat solide à la base par une gestion participative et concertée du projet avec les locaux. Pour venir en appoint à la prise en charge de l'apprentissage, 12 formateurs encadreurs ont été formés par le Pafpna.
Quelques faiblesses
Aujourd'hui, chaque région dispose d'un formateur encadreur par filière apte à assurer l'encadrement et le suivi des formations en apprentissage, renseigne le président. Autres résultats obtenus par le Pafpna, c'est la formation de 76 % de femmes sur les 689. Ce résultat montre que les partenaires du projet sont aussi sensibles à l'équité entre les sexes en apprentissage.
Atoumane d'ajouter que le Pafpna a élaboré un plan pour faciliter l'insertion des apprenants. Ainsi, un comité de gestion et d'appui à l'apprentissage est mis en place dans chaque région. Cependant, cette situation ne doit pas cacher les faiblesses du projet. Il s'agit, entre autres, du coût élevé du matériel de base (construction métallique), les faibles possibilités d'accès au crédit, une difficile jonction avec les détenteurs de la demande de service dans certaines filières, mais surtout la résistance des parents pour le déplacement de leurs filles (pour l'installation du froid domestique).
Partenaire privilégié du Sénégal dans le domaine de l'éducation et de la formation, Mme la représentante de l'Ambassadeur du Canada a soutenu que cet atelier vient couronner 4 années d'exécution d'une expérience audacieuse, ambitieuse et originale de par ses objectifs que par ses réalisations.
« L'utilisation de l'approche par les compétences dans l'apprentissage des métiers a permis de s'adresser à une cible socialement marginalisée ». Et d'ajouter que le Pafpna a permis de traduire en acte l'engagement des deux pays pour la promotion des droits fondamentaux des femmes dans le domaine de l'éducation et de l'emploi en particulier.
Quant au ministre de l'Education, il a indiqué que le Pafpna, en faisant des néo-alphabétisés sa cible, avec des programmes élaborés de façon rigoureuse, contribue à jeter les bases d'un apprentissage de qualité dans des temps de formation records.
Les examens auront bel et bien lieu, selon le ministre
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En marge de cet atelier, le ministre de l'Education s'est prononcé sur les grèves. Pour le Pr. Moustapha Sourang, l'Etat a fait des efforts immenses dans le domaine de l'Education. Aujourd'hui, le budget dépasse les 12 milliards. C'est dire que « nous sommes disposés à discuter ». Seulement, pour le faire, il faut que les deux parties acceptent de négocier, car il n'y a pas d'autres alternatives. « J'invite les six syndicats boycotteurs à revenir à la table de négociations pour sauver l'école sénégalaise ». S'agissant des examens, le ministre est formel. « Nous acceptons la négociations, mais pas de chantage. Les enseignants doivent comprendre que nous sommes dans un Etat de droit. Il n'est pas question de parler d'une année blanche parce que tous les enseignants ne sont pas concernés par la grève », déclare le Pr. Moustapha Sourang.
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