Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Congo-Kinshasa: Germaine Hermine Paka Vangu « Les femmes ont des atouts pour faire les sciences exactes »


Le Potentiel (Kinshasa)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Le Potentiel (Kinshasa)

OPINION
21 Mai 2008
Publié sur le web le 21 Mai 2008

Godefroid Ngamisata
Kinshasa

Ingénieur agronome et chercheuse depuis une quinzaine d'années à l'Inera (Institut national d'enseignement et de recherche agronomique) de Mvwazi dans la province du Bas Congo, Germaine Hermine Paka exhorte les Congolaises à diversifier leur formation. Elle pense qu'elles ont des atouts pour faire les sciences exactes et techniques.

Après de brillantes études secondaires en Bio-chimie, Germaine Hermine Paka Vangu décroche son diplôme d'Etat au début des années 80 avant de poursuivre ses études en Sciences agronomiques à Yangambi dans la province Orientale.

Détentrice d'une maîtrise dans le même secteur, elle pense que toute femme qui estime avoir des atouts de faire autant qu'un homme, peut toujours s'engager. « Il n'y a pas de limites pour faire les sciences exactes voire techniques », a-t-elle indiqué au cours d'un entretien à bâtons rompus. Elle reconnaît toutefois que le début n'était pas aisé de travailler dans les milieux à dominance masculine. Avec le temps, elle s'est vite habituée et tout se passe bien.

Germaine H. Paka garde de bons souvenirs de son métier. Grâce à son statut de chercheuse, dit- elle, elle a pu visiter des pays africains et européens. Le métier lui a permis de prendre part à plusieurs rencontres et stages tant au pays qu'à l'étranger. PAr conséquent, elle s'est créée beaucoup de relations.

A l'heure actuelle, elle pilote un projet sur les bananes. Forte de sa longue expérience acquise sur le terrain, elle pense que l'augmentation de la production vivrière reste un des objectifs majeurs de la lute contre l'insécurité alimentaire en RDC. « La réussite de cette stratégie exige une augmentation de la productivité agricole et la durabilité des systèmes de production.

Résultats qui ne peuvent être assurés que par l'introduction de meilleures variétés de semences et de plants améliorés (d'où la nécessité d'une recherche agronomique et d'un encadrement performants-, l'amélioration de la fertilité des sols et par une lutte intégrée contre les insectes et les maladies. C'est ce que tente de faire l'Inera dans la mesure du possible en mettant à la disposition des paysans une gamme variée de semences de principales cultures vivrières en RDC », indique-t-elle.

Préserver la biodiversité

A force de travailler souvent dans la nature, Germaine Paka se dit passionnée de la biodiversité. Une éducation sans cesse doit être organisée pour aider les Congolais à bien préserver les écosystèmes. « La RDC doit compter sur son patrimoine environnemental, sa biodiversité de faune et de flore. C'est dans ce contexte que nous procédons à la domestication de plusieurs plantes et autres arbres fruitiers dont certains datent de l'époque coloniale. Des plantes qui sont importants pour l'alimentation de l'homme et la pharmacopée », reconnaît Germaine.

Elle rappelle que lors de sa constitution, le jardin botanique a bénéficié de certaines essences en provenance de l'Inera, Mvwazi dont l'apport, dans le secteur de recherche en matière agricole, n'est plus à démontrer.

En rapport avec le changement climatique, «nous apprenons, dit-elle, de nouvelles techniques allant dans le sens de l'adoption des systèmes culturaux beaucoup plus économes en surface arable en rediversifiant les espèces et variétés utilisées ». En d'autres termes, il est question d'adapter les systèmes culturaux avec le fonctionnement naturel du climat et ses perturbations.

Dès lors, l'agriculture doit être encadrée pour devenir un des moyens principaux de protection de l'environnement. Il faut développer des systèmes d'agriculture durables. C'est le cas de la culture de bananes et de plantains que l'Inera/Mvwazi essaie de promouvoir en dépit de certaines difficultés liées aux virus qui attaquent les plantes au cours de leur croissance. Somme toute, c'est un secteur prometteur.

Liens Pertinents

Proche de la nature, Germaine Hermine Paka mange trop peu de viande. Elle raffole de légumes. Sa couleur préférée est le bleu ciel ou le beige. De teint legèrement sombre, elle aime aussi les autres couleurs qui s'accommodent à sa peau.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Le Rotary Club Ozouri de Port-Gentil se départirait de ses missions
Darfour - Un réfugié tué lors d'une émeute
Crash aérien - l'ONU confirme le nombre de morts
Chasse aux «étrangers » à Lubumbashi et Kolwezi - Décentralisation à hauts risques
Evénements de Février 2008 - Un rapport sans crédibilité





Les plus actifs du jour