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Côte d'Ivoire: Cajou - Tournée dans les zones de production - Les Forces nouvelles aux trousses des acheteurs véreux


 

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Nord-Sud (Abidjan)

21 Mai 2008
Publié sur le web le 22 Mai 2008

Correspondant Régional

Traquer les acheteurs véreux du cajou. C'est la bataille que le président du comité du coton-anacarde vient d'engager depuis lundi. En effet, dans le cadre d'une vaste tournée dans les zones de production du cajou, Alphonse Soro a demandé aux producteurs de ne pas brader le fruit de leur labeur.

A Seguéla, Mangadal et à Mankono, le conseiller spécial du Premier ministre chargé des affaires agricoles et halieutiques, a tenu le même discours. «Nous sommes ici pour vous dire que nous sommes déterminé à aller jusqu'au bout. Nous avons décidé de ne plus laisser nos parents producteurs affronter seuls les acheteurs véreux. Les parents ont assez souffert dans les mains de ces acheteurs » a-t-il martelé. Et le président du comité de suivi d'assener : « On fait nos plantations et il y a d'autres propriétaires, ce n'est pas normal». Il a poursuivi pour révéler que les commerçants ne respectent pas le prix en vigueur de 200 Fcfa annoncé par le Premier ministre. « Techniquement aucune raison commerciale, aucune raison objective ne peut expliquer cela. On a fait croire à nos parents que la campagne ne va pas au-delà de deux mois, que par conséquent les prix vont chuter. Ce n'est pas juste car la commercialisation se fait 12 mois sur 12. Ce sont de faux arguments pour pousser les paysans à vendre leurs produits à vil prix ». Pour protéger les producteurs, Alphonse Soro a annoncé qu'à compter de jour (lundi), aucun produit du cajou ne sera payé à moins de 200 Fcfa. Avant de préciser que des équipes seront sur le terrain pour le contrôle. Selon lui, les acheteurs ont expliqué au chef du gouvernement qu'ils ploient sous le poids des taxes des Forces nouvelles qui s'élèvent à 14 Fcfa par kilo de cajou. Sur le champ, a expliqué Alphonse Soro, le Premier ministre a intimé l'ordre aux commandants de zone de diminuer les taxes de moitié. « Les taxes sont passées de 14 à 6,5 Fcfa. Malgré cela ils payent mal les produits. Ce n'est pas normal», a-t-il donné du poing sur la table. Le président du comité de suivi a également rejeté en bloc la matrice de calcul des prix. «La fixation du prix tient compte des charges de tous les acteurs de la filière sauf le producteur. Nous remettons en cause la matrice».

Mazola



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