Abidjan — Demain, s'ouvre à Abidjan, une réunion extraordinaire du conseil d'administration de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
Il s'agira pour les administrateurs des 18 Etats africains membres et celui de la France, Jacques Courbin, président du conseil d'administration de l'Agence, de finaliser la révision de la convention de Dakar et d'examiner les travaux de l'expert commis pour faire l'audit économique, financier, social et technique de l'ASECNA. Il ressort du point de presse conjointement animé, hier en fin d'après-midi à Novotel, par Jacques Courbin et Jean Kouassi Abonoua, l'administrateur pour la Côte d'Ivoire, que l'agence créée par la convention de St-Louis en 1959, modifiée le 25 octobre 1974, entend se mettre à niveau pour épouser les mutations et donc les nouveaux standards internationaux en matière de sécurité et de navigation afin de continuer à ... performer dans la gestion des espaces aériens des pays membres mais aussi la gestion techniques de leurs aéroports (entités nationales ou secondaires). Les résultats des travaux d'Abidjan relatifs à la révision de la convention de 1974 seront soumis, le 11 juillet prochain, au comité des ministres qui se tiendra à Malabo et qui devra l'entériner.
C'est pourquoi, l'administrateur du pays hôte, Jean Kouassi Abonoua, s'est félicité de ce que « ce conseil qui est d'importance se tienne en Côte d'Ivoire ; le pays n'ayant accueilli une telle session de l'ASECNA depuis 1992». En plus, les résultats de l'audit de l'expert international feront l'objet d'un examen pendant ce conseil extraordinaire. Ce point de presse a permis par ailleurs d'échanger sur les velléités de retrait du Sénégal et du Madagascar de l'Agence. A ce niveau, le président du conseil d'administration, Jacques Courbin, a fait savoir que c'est une question de fond dont débattront les administrateurs. Cependant, il estime qu'en même temps qu'un membre a le droit de quitter une organisation à laquelle il a adhéré librement, il est aussi avantageux dans un domaine aussi technique comme l'aviation et la sécurité aérienne, d'être dans un groupe. Concernant le Sénégal et le Madagascar, il a fait savoir que ces pays ont suspendu, à la suite des négociations, leur décision, le temps de disposer des conclusions de l'audit susmentionné. Cet audit, il faut le noter, a été diligenté par l'ASECNA. En tout état de cause, il pense que les résultats de cet audit pourraient amener ces deux Etats à revenir définitivement sur leur décision. Il faut dire que l'ASECNA qui comptait au départ 16 membres africains et la France, a enregistré récemment l'adhésion de la Guinée Bissau et des Iles Comores.
Concernant la Côte d'Ivoire qui va abriter le conseil, son administrateur, Jean Kouassi Abonoua, s'est voulu rassurant sur le fait que l'agence continuera à gérer l'espace aérien du pays, notamment l'aéroport international Félix Houphouet-Boigny d'Abidjan. « Nous allons même confier la gestion des aéroports de Yamoussoukro et de Bouaké à l'ASECNA », a-t-il annoncé. Mais pour y arriver, l'Etat ivoirien devra les mettre aux normes exigées par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Notons que l'ASECNA dont le siège est à Dakar (Sénégal) a pour directeur général, le Tchadien, Youssouf Mahamat.
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