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Burkina Faso: Vers une hausse du prix de l'essence à la pompe


Sidwaya (Ouagadougou)
 

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Sidwaya (Ouagadougou)

20 Juin 2008
Publié sur le web le 23 Juin 2008

S. Nadoun COULIBALY et Boubacar SY

Au cours d'un point de presse sectoriel sur l'an I du gouvernement Tertius Zongo, animé hier jeudi 19 juin 2008 par six ministres, il est ressorti que le prix du carburant connaîtra dans les jours à venir, une hausse.

"Il faut vous attendre à voir une hausse des prix du pétrole. Nous n'arrivons plus à résister". C'est par ces mots que le ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat a répondu à la question d'un confrère qui voulait savoir comment le gouvernement faisait pour résister à la flambée des prix du baril de pétrole sur le marché.

Selon les membres du gouvernement, les prix du pétrole sur le marché mondial sont intenables pour l'Etat.

Des prix qui ont encore battu un record absolu à 139,89 dollars soit plus que le double de leur niveau il y a un an. Ils pourraient même atteindre 200 dollars, selon les spécialistes. Et le ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Baptise Compaoré, d'évoquer ces craintes : "Les prix grimpent, nous sommes en train de nous inquiéter. Peut-être devrions-nous consommer moins de pétrole. Les prix sont intenables pour l'Etat, si nous voulons continuer à avoir des approvisionnements en hydrocarbures, il faudra se donner le soin de reculer pour mieux sauter", a-t-il laissé entendre au cours du point de presse du gouvernement, tenu hier jeudi 19 juin 2008 dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité. Ce point de presse qui a réuni les ministres en charge du Commerce, de l'Economie, délégué au Budget, des Ressources animales, des Mines et le Porte-parole du gouvernement, Filippe Savadogo, a abordé des questions relatives à la flambée des prix des denrées alimentaires, les problèmes de la filière lait et des tomates et oignons, le boom de l'industrie minière. Pour le ministre des Mines, de l'Energie et des Carrières, Abdoul Kader Cissé, l'apport du secteur minier est évalué en termes de recette cette année à 35 milliards de F CFA.

Mais, il pourrait atteindre 157 milliards d'ici à 2015, en plus des investissements socioéconomiques et dividendes perçues par l'Etat, a-t-il indiqué. M. Cissé a aussi expliqué qu'avec les différentes interconnexions en cours ou déjà réalisées (Burkina -Ghana, Burkina- Nigeria, Côte d'Ivoire- Burkina), le pays serait l'araignée de la région en matière de connexions électriques. Il a expliqué qu'avec ces interconnexions, le prix du kilowatt/heure pourrait être abordable pour les industriels et les ménages. Interpellé sur les difficultés de la filière lait, le ministre des Ressources animales a quant à lui indiqué que le gouvernement a décidé d'apporter une réponse à cette question primordiale, en créant une usine de traitement du lait qui aura une capacité de 15 à 20 000 litres/jour. Pour lui, les produits de cette usine pourront être conservé six mois, en vue de pouvoir faire face aux pénuries de lait et de réduire la facture de 10 milliards imputable aux importations de lait. Il est aussi prévu la mise sur pied d'une unité de production de fourrage et tourteaux, en vue d'assurer la sécurité alimentaire du bétail. Concernant la pénurie du riz, le gouvernement s'est engagé à accroître sa production à travers un plan d'urgence. Pour les membres du gouvernement, il n'y a pas de crainte car le surplus de la production servira à la fabrication d'aliment pour bétail. En cela, les mesures de fiscalisation et de détaxes accordées par le gouvernement pour l'importation du riz se sont traduit par un manque à gagner évalué à environ 12 milliards de F CFA.

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Au sujet de la crise qui secoue la SN-SOSUCO, 2e employeur après l'Etat, le ministre du Commerce s'est voulu rassurant. Selon, Mamadou Sanon, il sera créer un observatoire du sucre, chargé de réguler le marché. Mieux, une société pour l'achat et la commercialisation du sucre verra le jour, a-t-il annoncé. A Propos de tomates et oignons qui pourrissent faute de marché, il a précisé que la mise en place d'usines de transformation à Loumbila et Yako résoudra le problème.



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