Le Soleil (Dakar)

Tanzanie: Les clarifications de la cellule de crise

Adama Mbodj

23 Juin 2008


Les tentatives de sabotages et autres actions de mauvais goûts intentées jusque là pour paralyser la plateforme aéroportuaire de Dakar, n'ont en rien entamé le bon trafic, qui, selon le comité de crise, a même connu une hausse. Malgré sa décision de lever son préavis de grève, l'intersyndicale des travailleurs de l'Asecna est indexée d'être de connivence avec la direction générale de l'agence qui, selon le comité, a tout essayé pour rendre LSS impraticable. Mais en vain...

Que de rebondissements dans la gestion du trafic à l'aéroport Léopold Sédar Senghor depuis la reprise par le Sénégal de la gestion technique et commerciale de ses aéroports et aérodromes. Une pilule amère sans doute pour la direction générale de l'agence pour la sécurité et la navigation des activités aéronautiques en Afrique et à Madagascar, mais aussi pour l'intersyndicale des travailleurs de l'Asecna qui, malgré l'annonce faite avant-hier, dans la soirée, de suspendre son préavis de grève, est indexé d'être le bras armée de la direction générale de l'Asecna.

Hier, le comité de crise qui n'est pas du tout convaincu de la bonne foi de l'intersyndicale qui, selon lui, cherche plutôt une voie sortie, le soupçonne d'être de connivence avec la direction générale, et a jugé bon d'organiser un point de presse afin d'apporter des clarifications à l'endroit du public sénégalais et des usagers de l'aéroport. Pour que ces derniers : « ne se laissent pas divertir par un groupe de travailleurs qui est à la solde des dirigeants de la direction générale », et « cherche à mettre à nu le système aéronautique civil sénégalais en le reléguant au dernier rang au sein de la communauté de l'Asecna », indique le directeur de l'agence nationale de la Météo, Matar Ndiaye, porte-parole du comité de crise.

Autour de lui, il y avait tout le staff, les directeurs généraux, notamment de l'agence des aéroports du Sénégal, Babacar Ndiaye, de l'Anacs, le secrétaire général de la haute autorité de l'aéroport, Colonel Mohamed Diawara, président du comité, le représentant de l'Asecna, etc.

Selon M. Ndiaye, le 10 juin 2008 à la veille du conseil d'administration de l'Asecna à Abidjan, l'intersyndicale, dans la précipitation, sans consulter sa base ni discuter avec les autorités, a déposé un préavis de grève à effet immédiat. Ce que le porte-parole du comité juge illégal. D'autant plus que, affirme t-il, les revendications brandies ne concernent aucunement les intérêts des travailleurs ni leurs conditions de travail, mais des questions de souveraineté du Sénégal. Il s'en est suivi une campagne médiatique nationale et internationale mettant sur le banc des accusés le Sénégal dont, selon M. Ndiaye, le seul tord n'est que la reprise de la gestion des activités aéronautiques nationales et la demande d'un audit international relatif à la gestion des activités communautaires de l'Asecna.

Mais, à en croire le porte-parole, l'intersyndicale est utilisée par la direction générale dont l'objectif connu dès le départ, est d'instaurer un climat délétère au niveau de la plateforme et créer une paralysie du système et mettre en oeuvre son plan de contingence sur lequel elle a travaillé depuis 6 mois, ce qui isolerait définitivement le Sénégal en lui enlevant toutes responsabilités, au niveau international, relatives à la gestion des Fir océaniques et terrestres.

Mais, la lucidité des autorités sénégalaises, et le professionnalisme des techniciens restés fidèles, ont fait que toutes les tentatives, notamment de sabotage des installations techniques, le transfert de la Fir océanique à Abidjan, etc. ont été déjouées. Ce sont des pratiques « graves qui mettent à nu les limites du système de l'Asecna qui n'a aucune transparence et gère de manière opaque l'outil que les pays membres lui ont confié », affirme Matar Ndiaye, selon qui le Sénégal réaffirme son maintien au sein de la communauté et exige plus de transparence et d'équité dans le système de gestion.

Le président du comité de crise, le colonel Diawara, se veut plus précis « Ils se sont engagés dans un combat qui n'est pas le leur », a notamment indiqué à l'endroit de l'intersyndicale Babacar Ndiaye, précisant que la « grève c'est un droit, mais ce qui n'est pas normal, c'est le sabotage ».

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2008 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Rubriques