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Rwanda: La privatisation a rapporté 71 millions de dollars
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Rwanda News Agency/Agence Rwandaise d'Information (Kigali)
26 Juin 2008
Publié sur le web le 26 Juin 2008
Kigali
Dans le but de libéraliser l'environnement économique et de promouvoir les initiatives privées, le gouvernement a entrepris de se désengager des activités industrielles et de commerce, et d'attirer la participation des privés dans les entreprises publiques. Le processus de privatisation en cours depuis dix ans est fort avancé et doit connaître son épilogue d'ici deux ans selon les prévisions du Secrétariat de Privatisation.
« Jusqu'au 31 décembre 2007, les recettes de privatisation sont de l'ordre de 39.562.624.953 des francs rwandais. Presque 40 milliards des francs rwandais ($ 71 million) », a indiqué Twahirwa Manassé, Secrétaire Exécutif du Programme de Privatisation, contacté à Kigali par Agence Rwandaise d'Information.
Jusqu'à la fin de l'année passée, sur la liste de 104 entreprises et services publics à privatiser, 70 % ont été privatisés, 14 ont été retirés de la liste et 20 restent à privatiser dont six unités théicoles pour lesquelles la privatisation avait été suspendue en novembre 2005. Ces unités sont Gisakura, Kitabi, Gisovu, Mata, Shyagashya et Mulindi. Les trois premières intéressent d'ores et déjà le groupe Dubaï World basé aux Emirats Arabes Unis.
Les entreprises retirées de la liste susdite sont celles dont la viabilité financière n'était plus assurée et/ou celles qui ont été sérieusement endommagées durant le génocide. C'est l'exemple de la laiterie de Gishwati.
Une banque de renommée internationale
La cession des actions que l'Etat détient dans les entreprises mixtes suivantes : Banque de Kigali, Rwandair Express, MAGERWA, BRALIRWA et SONARWA est programmée pour cette année. Elle s'effectuera par l'entremise du marché des capitaux nouvellement institué à Kigali.
Des négociations avec une banque de renommée internationale pour la vente de 80 % des actions de l'Etat détenues dans la Banque de Kigali sont en cours. D'aucuns sont surpris que le gouvernement ait décidé de se retirer de la Banque de Kigali, l'une de plus performantes du pays. «Nous voulons qu'il y ait ici à Kigali une banque de renommée internationale. Il faut que celui qui quitte les Etats-Unis, Londres pour le Rwanda rencontre ici une banque mondialement connue.», explique Twahirwa Manassé.
Par ailleurs, la privatisation du Laboratoire Pharmaceutique du Rwanda (LABOPHAR) arrive au stade de l'évaluation par une équipe de Consultants de l'Université Nationale du Rwanda, et sa privatisation est programmée pour cette année. Un investisseur stratégique a également manifesté son intérêt pour l'acquisition du Guest House de Kibuye où il se propose d'y construire un hôtel de standing international de 5 étoiles.
Un record dans l'histoire de la privatisation
Le dossier de Rwandatel SA aura pris, au cours de l'année 2007, une part importante dans les activités du Secrétariat de Privatisation. Commencé en avril avec le début des négociations avec l'équipe de Terracom SARL qui avait acquis la compagnie en 2005, le dossier a été terminé en octobre 2007 avec la reprivatisation de la société. Ce dossier a permis des recettes de 100 millions de dollars US, soit environ 55 milliards de Frw, un record dans l'histoire de la privatisation au Rwanda.
Pour rappel, c'était au cours d'une cérémonie organisée le 16 juin 2005 à l'hôtel Intercontinental de Kigali devenu Serena Hotel, que le gouvernement et le Directeur Général de la société américaine Terracom SARL, Greg WYLER, avaient signé le document de cession de 99 % des actions de Rwandatel SA, vendues à Terracom SARL.
L'offre technique de Terracom SARL avait été jugée la meilleure par le Conseil des Ministres en octobre 2004, à la suite d'un appel d'offre international. Deux autres sociétés avaient soumissionné : MaraCom Group Ltd, groupe anglo-israëlien et R-Com Consortium installé en Afrique du Sud.
Terracom SARL n'a pas rempli son cahier des charges après deux années et demi de fonctionnement. Le gouvernement a été alors obligé de reprendre Rwandatel SA pour la revendre l'année passée à Lap Green Networks, une société libyenne.
L'Electrogaz reste dans les mains du gouvernement
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En 2003, le Gouvernement rwandais a engagé un vaste programme pour la restructuration du secteur de l'énergie. L'un de ses objectifs était l'introduction programmée de la gestion par un opérateur privé de la société publique de production, de transport et de distribution d'électricité, d'eau et de gaz, communément dit Electrogaz.
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