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Madagascar: Un hôpital redonne espoir aux habitants
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L'Express de Madagascar (Antananarivo)
3 Juillet 2008
Publié sur le web le 3 Juillet 2008
Fanja Saholiarisoa
Le mode de vie des 19 000 habitants d'Ambohipihaonana-Ambatolampy a changé en mieux. Première bénéficiaire du projet Santé II de la BAD, cette commune croit en son développement.
Qui aurait cru qu'un jour, la commune rurale d'Ambohipihaonana, à 7 km au sud d'Ambatolampy, disposerait d'un hôpital répondant aux normes.
De fait, le rêve est devenu réalité pour les 19 000 habitants de cette commune quand ils ont vu la construction en 2006 du centre de santé de base (CSBII). Le projet est rendu possible grâce au financement de la Banque africaine pour le développement (BAD).
Depuis un an, l'hôpital fonctionne et change déjà la vie des habitants de la commune rurale. «Le nombre des gens venant se faire soigner s'est beaucoup accru au fil des mois, surtout celui des femmes enceintes prêtes à accoucher», souligne Dina Malala Rakotonanahary, médecin-chef du CSBII.
Le projet santé II de la BAD a permis la construction de 35 centres de santé. Celui d'Ambatolampy a coûté 263 millions d'ariary. Le site est composé de six bâtiments divisés en dix salles. Pour répondre aux normes, le centre est équipé d'une alimentation en eau potable et d'une électrification par panneaux solaires.
Malgré l'insuffisance en personnel sanitaire, le docteur, aidé d'une sage-femme, d'une pharmacienne, d'une gestionnaire et d'un gardien, effectue tant bien que mal les tâches qu'il assume tous les jours.
Le CSBII est même devenu un lieu accueillant de la commune rurale, longtemps oubliée du district d'Ambatolampy.
Hébergement
L'environnement répond aux attentes des malades. Même Jacques Eichenberger, vice-président de la BAD en a été impressionné lors de son passage à Ambatolampy, il y a deux semaines.
«L'hôpital dispose d'un local d'hébergement pour tous ceux qui accompagnent les patients admis pendant quelques jours. Cela encourage les gens habitant dans des zones reculées», admet Louis Désiré Rafidiarison, maire d'Ambohipihaonana.
Celui-ci se rappelle des longues réunions de sensibilisation à l'endroit des habitants, dont la majorité sont des ruraux.
«Avant, ces gens ont eu recours aux plantes médicinales pour se soigner. Les mères de famille ont été les plus convaincues, car si elles accouchent au CSBII, on délivre aussi une copie de l'acte de naissance des nouveaux-nés», ajoute le maire.
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Au moins, le volet santé est assuré avec l'ouverture de cet hôpital. Mais des problèmes persistent. «Nos paysans ont besoin d'assistance technique pour améliorer leur rendement agricole», admet Louis Désiré Rafidiarison.
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