L'Express de Madagascar (Antananarivo)
Soafara Ralaimidona
3 Juillet 2008
La délégation malgache se déplacera aux Seychelles sans un de ses meilleurs éléments.
Angélique Diana Tsiatraka est retenue par ses études.
Le déplacement des athlètes aux Seychelles, en vue des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l'océan Indien (CJSOI), du 28 juillet au 2 août, sera marqué par l'absence d'Angélique Diana Tsiatraka. Cette spécialiste du tour de piste sans (58"68) ou avec haies (63"70) de l'ASCUT de Toamasina, est retenue par ses études.
Son absence risque à notre délégation de perdre deux voire trois médailles, car Angélique Diana Tsiatraka aurait dû être également au départ du relais medley. Pourtant, Jean Prosper Rajaonarison, directeur technique national, se montre confiant. « Nous pouvons nous rattraper dans d'autres courses avec d'autres éléments pleins de talent », assure-t-il.
Comme à chaque édition, Madagascar compte beaucoup sur ses jeunes coureurs de fond et ses sprinters pour monter sur la plus haute marche du podium.
Martine Razanadrasoa en 800 m (2'19"39), Soa Fleur en 1 500 m (4'54"45), Crown Marie Thérèse en 3 000 m steeple (10'46"82) chez les filles, Djenky Akbary en 3 000 m steeple (9'13"09) et Riri Reste en 800 m (1'56"19) et en 1 500 m (4'07"43) figurent parmi les athlètes médaillables.
Trouble-fête
Néanmoins, cette hégémonie au sprint et à la course de demi-fond n'empêche pas le staff technique de la Fédération malgache d'athlétisme (FMA) d'aligner des lanceurs et des sauteurs à la compétition. Ils peuvent également jouer les trouble-fête.
Selon Christian James Razafimahefa, président de la FMA, c'est aussi un moyen de promouvoir l'athlétisme dans les régions où ils évoluent. « C'est important d'y envoyer ces spécialistes du saut et du lancer, ne serait-ce que pour acquérir des expériences. C'est aussi une occasion de les motiver pour qu'ils puissent progresser chez eux », ajoute-t-il.
Comme les porte-fanions des autres disciplines, les athlètes procèderont à leur dernier rassemblement dix jours avant le départ pour les Seychelles.
Encadré
Le Centre d'Alarobia rouvre
Bonne nouvelle pour les athlètes malgaches. La Fédération malgache d'athlétisme (FMA), menée par son président Christian James Razafimahefa, envisage de rouvrir le Centre d'entraînement d'Alarobia, au mois d'octobre. Cela après trois ans de non fonctionnement. L'initiative vient du président Razafimahefa qui a obtenu l'appui de la Fédération internationale d'athlétisme amateur et de l'Italien Elio Locatelli, responsable du Centre international d'athlétisme de Dakar (CIAD).
« C'est un plaisir qu'Elio Locatelli aide Madagascar à faire fonctionner le centre d'Alarobia qui sert de tremplin aux athlètes malgaches pour intégrer le CIAD, sinon pour aller plus loin. A condition, bien entendu, que l'Etat contribue à la réalisation du projet comme il se passe dans d'autres pays », affirme Christian James Razafimahefa.
Centre-tremplin
C'est une aubaine pour les athlètes malgaches qui ambitionnent d'aller loin au sommet mondial. Les gloires de l'athlétisme, à savoir Joseph Berlioz Randriamihaja (110 m haies), Bruno Eddy Harimalala (400m) et Ony Paul Ratsimbazafy (400 m), y sont d'ailleurs passés.
Pour le faire fonctionner, une somme de 40 millions d'ariary par saison pour 10 athlètes sera allouée au centre d'Alarobia. Cette somme financera, entre autres, leurs études, leurs besoins quotidiens et leurs déplacements. La FMA attend donc la réaction de l'Etat pour agir.
« Ce projet sera un des sujets que nous évoquerons avec le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture lors de notre audience », termine Christian James Razafimahefa, confiant. Il a dû fermer le centre en 2005 faute de financement.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 L'Express de Madagascar. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.