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Algérie: Le P-DG de Sonatrach affirme que le GNL augmentera de 8% par an jusqu'à 2020 - Marché mondial du gaz
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La Tribune (Algiers)
3 Juillet 2008
Publié sur le web le 3 Juillet 2008
Salah Benreguia
S'exprimant hier lors du 19ème Congrès mondial du pétrole, tenu à Madrid, le P-DG de Sonatrach, M. Mohamed Meziane, a fait savoir que le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) va enregistrer, dans les douze années à venir, soit d'ici à 2020, un taux annuel de croissance de 8%.
«Le gaz naturel, aussi bien liquéfié que par gazoduc, couvre déjà le quart des besoins en énergie du monde et sa croissance dans le futur placera ce secteur dans un carrefour entre la régionalisation et la globalisation», a-t-il ajouté. Pour ce qui est de la demande, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a affirmé que celle-ci va passer de 2 800 milliards de mètres cubes en 2005 à 4 700 en 2030. Le GNL devrait se tailler la part du lion dans cette progression, précise la même source. «Il [le GNL] va représenter 84% de la hausse des échanges interrégionaux de gaz d'ici à 2030», ajoute-t-il plus loin. Dans ce sillage, le P-DG de Sonatrach a précisé que cela va donner beaucoup plus de pouvoir aux exportateurs qui pourront, à loisir, rediriger leur production vers les clients qui payent le mieux, recourant au marché «spot» où les prix sont fixés quotidiennement. «Pour l'instant, le marché spot ne pèse que 15% du total», indique
M. Meziane. Au sujet des contrats dits à long terme, entre les producteurs et les consommateurs du gaz, ce dernier a, en outre, plaidé pour remplacer «le modèle classique», basé sur des contrats à long terme qui, actuellement, représente 80% du marché, par un autre «plus fluide».
En d'autres termes, opter pour des contrats à court terme. Abordant les prix de cette matière, la même source a relevé que leur augmentation durant ces dernières années a toutefois permis la réalisation de plusieurs infrastructures, comme des usines de regazification et des gazoducs, ce qui a introduit plus de concurrence dans le secteur. Dans ce sillage, le premier responsable de la Sonatrach a fait remarquer les «risques» pour les pays producteurs de gaz, que supposent les grands investissements nécessaires pour mettre de grandes quantités de gaz sur le marché, ainsi que la volatilité des prix, et ce, en dépit des bonnes perspectives de production qui s'annoncent pour le secteur.
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Pour ce qui est d'une éventuelle création d'une Opep pour le gaz, M. Meziane a indiqué que la mise en place d'une organisation de ce genre «n'est pas aisée» et a rappelé que les discussions menées par des pays producteurs s'inscrivaient dans le cadre de leur préoccupation pour «coordonner, stabiliser et développer» le marché gazier. «Dans l'intérêt de tous, le marché doit être plus libre et stable, avec des prix justes, avec de la sécurité dans l'offre et la demande», a-t-il soutenu.
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