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Madagascar: Ravalomanana prudent sur le Zimbabwe
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L'Express de Madagascar (Antananarivo)
4 Juillet 2008
Publié sur le web le 4 Juillet 2008
Iloniaina Alain
Le président Ravalomanana a suivi la position, plutôt embarrassée, de l'Union africaine concernant la crise post-électorale au Zimbawbe.
Le président de la République préfère prendre une position neutre sur le problème zimbabwéen.
Le président Ravalomanana adopte une position ambiguë concernant les élections présidentielles au Zimbabwe. Le chef de l'Etat malgache s'aligne sur la position commune de l'Union africaine concernant la crise zimbabwéenne.
« Aucun pays ne peut affirmer son soutien ou sa désapprobation envers le régime zimbabwéen », a déclaré le président Ravalomanana, hier, à Ivato. Le chef de l'Etat ne condamne ni n'approuve lesdites élections, lors de son retour du Sommet de l'Union africaine en Egypte.
Le président Ravalomanana suit ainsi la ligne tracée par l'Union africaine concernant le dossier. La résolution recommande aux Etats concernés par le problème zimbabwéen de s'abstenir de toute action qui risque d'avoir des impacts négatifs sur le processus en cours. Le texte en appelle également à la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Il encourage le président zimbabwéen Robert Mugabe et l'opposant Morgan Tsvangirai à entamer, le plus rapidement possible, un dialogue politique. Ce que les deux hommes ont rejeté.
Ni libre, ni équitable
Pendant le débat sur le sujet lors du Sommet égyptien, la presse internationale a pourtant fait état d'une prise de position nette de quelques pays. C'est le cas du Nigéria, du Sénégal ou du Botswana, qui ont critiqué l'attitude de Robert Mugabe. Le Gabon a par ailleurs pris parti pour le chef de l'Etat de l'ex-Rhodésie du Sud.
Robert Mugabe, président aux cinq mandats, avait remporté le deuxième tour des élections présidentielles le 27 juin, après le retrait de l'opposant Morgan Tsvangiraï. Mais les observateurs du parlement panafricain ont qualifié ce second tour de « ni libre, ni équitable » et appelé à l'organisation d'un nouveau scrutin. Ceux de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ont eux aussi estimé que ce second tour n'avait pas respecté « la volonté du peuple ».
Malgré la controverse entourant son élection, Robert Mugabe est quand même reçu par l'Union africaine en tant que président de son pays. Contrairement à Marc Ravalomanana qui a dû se battre pour être reconnu chef d'Etat par ses pairs africains après la crise post-électorale de 2002.
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A l'époque, il avait argué de la volonté du peuple pour faire prévaloir son statut, en organisant, entre autres, sa première investiture le 22 février.
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