Denise D. Zarour
4 Juillet 2008
Les journalistes de Ziguinchor dans la rue ce vendredi
Après une journée sans presse, le mercredi 3 juillet, les journalistes de Ziguinchor abordent le second jalon de leur lutte. Ils vont battre le macadam aujourd'hui, vendredi 4 juillet pour dire non à l'agression policière des confrères Kambel Dieng et Kara Thione.
Ziguinchor de la presse est entré dans la danse. Elle se solidarise avec le reste du pays pour protester vivement contre les agresseurs de Kambel Dieng et de Kara Thioune. Ainsi après une journée sans presse mercredi, les journalistes « régionaux » vont battre le macadam ce vendredi à travers les artères de la capitale régionale pour dire non aux agressions dont ils sont de plus en plus les victimes dans l'exercice de leur métier.
Pour leur porte-parole, Abdoulaye Sambou, correspondant de la Radio futurs médias (Rfm), les journalistes sont en sursis : « il ne se passe pas une seule journée ou une semaine, où un journaliste, une personne étrangère à notre corporation ne soit agressée par les forces de l'ordre, des politiciens et j'en passe.
Combien de fois, nous sommes victimes de menaces ? Cela doit cessez et nous sommes les seuls à pouvoir mener ce combat bien sûr avec l'aide de nos sympathisants que nous appelons à une forte mobilisation à notre marche d'aujourd'hui ». Les journalistes sont plus que jamais décidés dans leur combat.
L'itinéraire de la marche « ziguinchoroise » des professionnels de l'information et de la communication prendra le tracé qui ira pour qui connaît la topographie de la ville de Ziguinchor : de l'Alliance Franco- Sénégalaise qui servira de point de départ, puis la route qui mène au marché Saint Maur, la station Esso, le rond point Bellali avant de prolonger pour la gouvernance en passant devant le camp GMI. Un mémorandum sera remis au gouverneur Léopold Wade.
Abdoulaye Sambou soutient que « bientôt le championnat populaire, il est donc nécessaire d'huiler nos rapports avec les forces de l'ordre car nous sommes condamnés à travailler ensemble. Notre marche a pour objectif d'exiger dans l'exercice de notre métier, respect et protection comme tout citoyen de la part de ceux qui sont chargés de l'offrir de par la loi. » Il a conclu« la région de la Casamance est la plus exposée à cause de la crise que nous vivons depuis plus de deux décennies.
A Dakar et dans les autres régions si on te tabasse et qu'on te laisse rentrer chez toi, à Ziguinchor, les rebelles qui nous connaissent tous, tels que nous sommes, peuvent nous mettre une balle sur la tête. Je le dis et je le redis, la cause n'est pas seulement pour Kambel, Kara, Lissa et nos confrères de Walf. Il concerne tout le monde. Chacun de nous se sent menacer dans le travail.
C'est pourquoi nous dénonçons avec la dernière énergie ces actes de violences ».
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