Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Afrique de l'Ouest: Immigration en UE


L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

L'Observateur Paalga (Ouagadougou)

6 Juillet 2008
Publié sur le web le 7 Juillet 2008

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

La France, l'Italie, L'Espagne et les clandestins

Des boat people sénégalais d'un genre nouveau s'élançant vers la capitale espagnole aux cris de « Barcelone ou la mort » (Barsa ou barshak !) échouant aux îles Canaries ou s'abîmant en mer ; des Maliens qui se risquent dans les déserts de Kidal ou de Taoudéni, espérant rallier une des frontières de l'Occident, flattés par des passeurs avides, où ils croisent des carcasses d'animaux et surtout les squelettes humains, restes de malheureux devanciers.

Ou encore un « black » immobilisé par des policiers français sur le siège d'un vol AF, qui le ramène de force de Panam vers son pays d'origine. Autant d'images qui renvoient à une même réalité : l'immigration. Un vieux problème en Europe, d'autant plus que cette partie du monde a une tradition d'immigration : au 19e siècle et dans la première moitié du 20e, la horde de migrants allait de l'Europe vers d'autres continents ; c'est l'après-seconde guerre mondiale qui en a inversé le flux. Ainsi, depuis plusieurs années maintenant, ce phénomène est inscrit dans l'Agenda de la construction de l'Union Européenne(UE).

Dans cette UE, la politique de l'immigration est régie, dans le cadre des espaces de liberté, de sécurité et de justice, institué par le Traité d'Amsterdam. Le traité sur la Constitution, rejeté par la France et les Pays-Bas, et le traité simplifié, cher à Sarkozy, reprennent mutatis mutandis l'ensemble de ces mesures relatives à l'immigration, à l'asile et aux contrôles aux frontières. Avec toutefois une touche française que Sarkozy voudrait imposer aux autres Européens.

En empoignant la présidence de l'UE ce 1er juillet 2008 et, ce, pour 6 mois, l'Hexagone veut faire avancer 4 grands chantiers : développement durable et énergie, Europe de la défense, agriculture et surtout immigration. Oeuvre gigantesque s'il en est quand on sait que les soucis du pécheur ou du sidérurgiste allemand ou belge ne sont pas les mêmes que ceux du Lettonien ou du Néerlandais. .

Et justement sur l'immigration, Nicolas Sarkozy veut refiler ses solutions aux autres, qui renâclent à les accepter. En créant un ministère de l'Immigration, confié à son ami d'enfance Brice Hortefeux, l'actuel chef de l'Etat français veut mettre en pratique son « immigration choisie », pardon « concertée » : durcissement des conditions de regroupement familial, quotas de reconduction à la frontière ... Des oukases pour contenir une prétendue entrée massive des étrangers, qui ne reflètent pas toujours la réalité et se heurtent aux ras-le-bol d'une partie des Français et, pire, des Européens. Non seulement le spectre abominable du plombier polonais ou du clandestin de l'Afrique subsaharien débarquant en France pour prendre le job de l'autochtone est obsolète, mais, statistiquement, les populations française et européenne, en général, sont vieillissantes et, étrangers ou pas, il n'ya pas de risque d'explosion démographique au pays de De Gaulle.

En refusant le modèle de la politique d'immigration française, l'Italie et l'Espagne, par exemple, signifient clairement au président de l'UE que ses arguments en la matière ne convainquent pas ou ne font pas l'affaire de tout le monde et donc ne sauraient prospérer. Au-delà, la nique faite par l'Irlande il y a quelques jours au Traité de Lisbonne et la volte-face du président polonais sonnent comme un désaveu de certains aspects de ce Traité. Sarkozy et ses pairs doivent donc revoir leur copie. Car, pour certains Européens et surtout pour les Africains, qui devront aussi cesser leurs « negreries » en Europe, un continent, qui face à une « démographie anémiée, doit considérer l'immigration comme un bienfait », selon le mot de Bernard Stasi (1).

Liens Pertinents

Notes (1) : in Bernard Stasi, l'immigration, une chance pour la France



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Evaluation des activités du projet « Sensibilisation aux conséquences de la migration»
Croix-Rouge de RDC -Croix-Rouge de Belgique Sensibilisation aux conséquences de la migration
Le calvaire des immigrés clandestins africains
Émigration clandestine - 53 candidats au voyage dont des gambiens interpellés à Keur Mousseu
Raisons et réseaux de l'immigration clandestine des Africains subsahariens





Les plus actifs du jour