|
|
Côte d'Ivoire: Morts mystérieuses dans le showbiz ivoirien - SIDA : le tueur de stars sévit !
|
||||||||||
Nord-Sud (Abidjan)
6 Juillet 2008
Publié sur le web le 7 Juillet 2008
Kesy B. Jacob
Le milieu du showbiz est devenu coutumier de ces morts d'artistes qui suscitent une polémique sur leur cause réelle. Entre sorcellerie et maladies connues, l'on préfère très souvent s'accrocher à la première, jugée peut-être moins honteuse.
La mort aime le milieu du showbiz ivoirien. Et, les artistes, elle les préfère jeunes, dans la fleur de l'âge. La traîtresse frappe toujours en pleine ascension. Souvenons- nous, le très populaire Gnahoré Jimmy, en 1996. Puis, il y a eu Dominique Gozène. En 2002, un monstre sacré du reggae ivoirien, Tangara Speed Ghoda, a aussi abandonné le micro au moment où son style, le radical sound, le propulsait au-devant de la scène. Les années 2000 seront d'ailleurs celles d'une véritable course-poursuite entre la briseuse de carrière et nos artistes. La liste est longue. Douk Saga, le père du coupé-décalé et Allan Dj, l'homme à la voix robotique ont abandonné les mélomanes trop tôt. Au niveau du zouglou, l'on n'est pas loin de l'hécatombe : Kunta, Officier public, Akezo, Lohoré du groupe Sakoloh Plus récemment, l'opinion s'est émue de la disparition de Joëlle C et de Ruth Tondey.
Fait notable, tous ces artistes ont quitté définitivement la scène avant d'avoir atteint l'âge de 40 ans. Au-delà de la précocité de ces tristes disparitions, il convient de s'intéresser aux causes de ces décès pour espérer conjurer le mauvais sort s'il en existe effectivement un.
Dans la majorité des cas, chaque décès d'artiste suscite une polémique sur ses causes. La rumeur, toujours elle, mettant en compétition la maladie du siècle, le VIH/Sida et la sorcellerie. Très souvent, les proches, qu'ils soient artistes ou non, s'en tiennent au dernier mal clinique qui a emporté l'artiste après des mois de souffrance. Sans doute par devoir de mémoire. Dans le cas de l'auteur de Sokoloh, plus récent, l'on a parlé d'insuffisance rénale. Effectivement, Joëlle a été évacuée à la Pisam pour une dialyse, mais, il était déjà trop tard. Pour Ruth Tondey, ce fut une méningite contractée au Niger. La tuberculose pour Tangara. Les problèmes respiratoires pour Allan Dj et même pour le « Sommet de l'Himalaya ». Ainsi de suite. La sorcellerie aussi est privilégiée dans un environnement où l'on est convaincu que le succès médiatique et la réussite sociale suscitent toujours la jalousie et la méchanceté de certains. Le fondateur du coupé-décalé aurait subi les foudres d'un Béninois cocufié. Joëlle C, Allan Dj, ce sont les sorciers, a-t-on accusé ici et là. Bien souvent, ce flou artistique persiste bien longtemps et le même débat reprend à l'occasion d'un autre décès d'artiste.
Il faut affronter la vérité
Il faut noter que dans la majorité des cas, l'artiste a traîné son mal pendant des mois voire des années. Lentement, le public a assisté au déclin de sa santé. Certains ont bien tenté de revenir sur la scène jusqu'à la dernière minute. Mais, le corps était trop affaibli pour donner du plaisir aux fans.
Et si le mystère entretenu autour de la maladie des artistes était leur vrai ennemi ? Car, l'on sait depuis belle lurette que le sida s'attaque au système immunitaire. De fait, l'organisme n'arrive plus à se défendre seul face aux infections opportunistes ( qui profitent de ce terrain sans défense). Très souvent, la tuberculose et les autres affections respiratoires deviennent difficiles à soigner. De même que parfois un simple paludisme. Pourtant, la prise en charge de ces maladies opportunistes est devenue tellement simple grâce aux Anti-rétroviraux (ARV).Ce sont les différentes générations de ces médicaments qui ralentissent et empêchent même l'évolution du VIH/Sida vers le stade de maladie où la prise en charge devient plus aléatoire. Donc, la connaissance du statut sérologique est capitale car c'est à partir de ce moment que la mise sous ARV est déterminante pour la longévité de la personne contaminée. Il ne sert donc à rien de se voiler la face et de courir de pasteur en pasteur si l'on n'attaque pas le problème de front. Et, c'est là, le noeud du problème avec les artistes. Le refus d'assumer qui peut sauver sa propre vie et, bien sûr, celle de nombreux fans qui pourraient être encouragés à aller se faire dépister aussi.
|
Car, comme dans tous les milieux socioprofessionnels, le sida fait des ravages dans le showbiz. La meilleure façon d'arrêter le cycle infernal, c'est tout simplement le dépistage et, surtout, l'acceptation du statut. D'ailleurs, des informations sûres indiquent que des artistes bien connus vivent déjà très bien avec leur sida depuis des années. Ils continuent à mener une carrière presque normale. Les jeunes générations devraient aussi s'inspirer de la longévité de certains de leurs aînés tels que Bailly Spinto, Lukson Padaud, etc.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 Nord-Sud. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]() Les plus actifs du jour
|