Tshieke Bukasa
7 Juillet 2008
Dans une correspondance adressée à l'Ambassadeur de la République d'Angola en RDC, avec copies pour information aux autorités congolaises et au numéro 1 de la Monuc, l'Organisation non gouvernementale dénommée « Action pour le Développement Intégral de la Femme » (Adife en sigle), a exprimé sa vive protestation au gouvernement angolais au regard des actes d'abus sexuels constamment répétés sur les femmes congolaises lors des opérations de refoulement des populations étrangères en territoire angolais.
En effet, d'après la Coordonnatrice et présidente de cette Ong, Henriette Masonga Wasolua, l'Adife est montée au créneau suite à l'information répercutée par la Radio Okapi, faisant état de la mort d'une jeune femme, âgée de 28 ans, mariée et mère de 2 enfants, à la suite des violences sexuelles lui infligées par plus de vingt (20) policiers angolais. Violée de manière « bestiale » par les policiers angolais, c'est dans la localité de Mayanda que les agents de la Direction Générale de Migration (DGM)/RDC l'ont transportée de toute urgence au centre médical de Kamako, en territoire congolais (Kasaï Occidental) où elle a succombé des suites de ses blessures, puis enterrée le 30 juin dernier.
Considérant les liens historiques et culturels unissant solidement les peuples vivant sur les territoires congolais et angolais depuis des siècles, l'Ong Adife sollicite du Gouvernement angolais de composer avec les autorités congolaises pour la mise en place d'une commission mixte devant déterminer les responsabilités individuelles et collectives sur les violences sexuelles commises sur ces populations refoulées, parmi lesquelles cette dame violée par plus de 20 policiers angolais avant que mort s'ensuive était morte. Par ailleurs, elle prie l'ambassade angolaise en RDC de demander à sa police de mener les opérations de refoulement des populations en situation irrégulière du territoire angolais dans le respect minimum des droits fondamentaux de la personne humaine, en tenant compte de la vulnérabilité de la femme et de l'enfant.
Membre du Réseau Francophone Mondial « Genre en action », du « Réseau d'action internationale contre les armes légères» (RAIAL/IANSA), du « Réseau action femme » (R.A.F./RDC) et de la Maison des droits de l'homme du CENTRE CARTER, Adife a par ailleurs pour mission principale la promotion et à l'encadrement de la femme, de la jeune fille et de l'enfant dans les domaines des droits humains, de l'éducation civique, du genre, de la micro finance, etc.
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