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Congo-Kinshasa: Assemblée nationale - Le MLC, le RCD et l'ODR suspendent leur participation
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Le Potentiel (Kinshasa)
8 Juillet 2008
Publié sur le web le 8 Juillet 2008
Kinshasa
A en croire les informations de dernière minute, la plénière de ce mardi n'aura pas lieu. Elle a été reportée à jeudi. Mais elle risque de poser problème tant il est vrai que l' Opposition parlementaire a décidé de suspendre sa participation aux travaux des institutions nationales. En guise de solidarité avec le Mouvement de libération du Congo, MLC.
Conformément à la décision prise lors de la conférence des présidents des commissions, la salle des Congrès devrait renouer avec les plénières ce mardi. Ce, dans le cadre de la session extraordinaire convoquée depuis le 16 juin. Mais la plénière de ce mardi 8 juin n'aura pas lieu. Elle a été reportée à jeudi prochain. Raison officielle : le deuil qui frappe l'Assemblée provinciale de Kinshasa avec l' assassinat de Daniel Botethi, vice-président de cette institution et membre influent du MLC.
Officieusement, il s'agit de gérer la conséquence politique découlant de cette situation. En effet, après la décision du MLC de suspendre sa participation aux travaux de l'Assemblée nationale, du Sénat et de l'Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, l'Ordre des démocrates républicains, ODR, plate-forme qui regroupe huit partis politiques et compte 18 députés, vient d'en faire autant. Dans une déclaration rendue publique hier lundi 7 juillet par le président de ce groupe parlementaire, Roger Lumbala, l'ODR a décidé également de suspendre sa participation au sein des institutions nationales. Cette plate-forme saisit cette occasion pour exiger un jugement juste, transparent et des sanctions exemplaires.
Même réaction du côté du RCD. Se livrant à la presse, l'honorable Matadi Nenga a déclaré que la position du MLC est tout à fait compréhensible. Il s'agit « de la position de toute l'Opposition parlementaire ». Ainsi dit, par solidarité avec le MLC, l'Opposition parlementaire a donc décidé de suspendre sa participation au sein des institutions nationales.
Un coup dur pour l'efficacité de l'Assemblée nationale a reconnu le délégué de l'ARC, parti politique faisant partie de l'Alliance de la majorité parlementaire, AMP. Ce parti se dit « révolté et préconise la démilitarisation de l'espace ex-Okapi ».
PLENIERE HYPOTHETIQUE
Il est bon de rappeler que cette plénière interviendra au lendemain de l'assassinat du vice-président de l'Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa. Mais bien plus, c'était d'abord sans la participation des députés membres du Mouvement de libération du Congo, MLC, qui ont décidé de la suspension de leur participation aux travaux de l'Assemblée nationale, du Sénat et de l'Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa. Une absence qui plaçait déjà cette plénière sous haute tension.
Voilà que maintenant, toute l'Opposition parlementaire, en guise de solidarité avec le MLC, a décidé d'en faire autant. Me Matadi Nienga du RCD l'a exprimé clairement en dénonçant cet ignoble assassinat. Auparavant, c'était l'Ordre des démocrates républicains, ODR, qui s'est se prononcé dans le même sens dans une déclaration lue hier lundi au Palais du peuple par son président, Roger Lumbala. Ce qui rend hypothétique la tenue de cette plénière qui doit en principe avoir lieu à six jours de la fin de cette session extraordinaire.
Convoquée en session extraordinaire après la session de mars, l'Assemblée nationale qui compte en son agenda 12 points inscrits à l'ordre du jour, n'avait pratiquement tenu que deux séances plénières. Depuis, plus rien. Silence radio. A part certainement les réunions de la commission paritaire de deux chambres du Parlement pour harmoniser les textes de projets de loi.
Les observateurs commençaient déjà à s'inquiéter sur ce silence pour autant que la durée d'une session extraordinaire est d'un mois. Ouverte le 16 juin, elle se clôture en principe le 16 juillet. Exactement dans huit jours. D'où la question de savoir si l'Assemblée nationale aura le temps matériel d'épuiser tous les points inscrits à l'ordre du jour, parmi lesquels la loi portant mise en place de la Commission nationale électorale indépendante, CENI, l'Amnistie, mais surtout les cas « contrat MagEnergy et l'interpellation du ministre des Hydrocarbures ». Certains députés n'ont pas manqué de condamner cette lenteur inexplicable comme si quelque part, l'on avait peur d'examiner les dossiers sensibles. A huit jours de cette session que nombreux ne trouvent en rien d'extraordinaire, pas mal de députés se demandent s'il faut encore tenir des séances plénières.
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LA SUSPENSION AUX TRAVAUX DE L'OPPOSITION
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