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Sénégal: Le Pr. Elisabeth Diouf, directrice du Samu national - « Rien ne bloque le démarrage de nos activités »
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Le Soleil (Dakar)
8 Juillet 2008
Publié sur le web le 8 Juillet 2008
E. Kaly
Créé en 2005, le Samu national tarde à démarrer ses activités parce qu'il y a encore quelques réglages.
Le Pr. Elisabeth Diouf, directrice du Service d'assistance médicale d'urgence (Samu national) est catégorique. Rien ne bloque le démarrage des activités du Samu national. Seulement, explique-t-elle, la mise en place du Samu national est un processus qu'il faut respecter. « C'est une stratégie nationale de prise en charge des urgences où il y a plusieurs facteurs impliqués et qu'il faut tout régler avant de se lancer », a-t-elle signalé. Et malgré l'insistance des médecins urgentistes, la directrice du Samu national ne donne pas la date officielle de démarrage des activités parce qu'elle attend un équipement de réanimation pour renforcer le plateau technique du Samu national
En attendant que tout soit mis en place, les accidentés continuent à débourser environ 150.000 F Cfa pour bénéficier des prestations des structures pré-hospitalières privées. Ce qui coûte énormément cher pour la prise en charge des cas d'urgence qui pourtant s'ils sont bien maîtrisés dès le départ, ne devraient pas demander beaucoup d'argent, a indiqué le Pr. Jeannot Simic, président de la commission scientifique de la Société française de médecine d'urgence. Il a conseillé les proches de personnes victimes d'accidents de les évacuer rapidement vers une structure sanitaire et de cesser de faire des attroupements autour d'un accidenté. Selon lui, « un traumatisé grave dans un accident de la route doit être mis en perfusion et acheminer le plus rapidement dans une structure hospitalière ; ce qui permettrait de gagner plus de temps et de faire moins de dépenses ». Et le Samu national est créé pour ces tâches, a informé le Pr. Elisabeth Diouf. Sa mission, a-t-elle rappelé, est de résoudre des problèmes, notamment les nombreux cas d'accidents sur la voie publique, mais surtout de réduire le taux de mortalité liée aux accidents en administrant aux blessés des soins d'urgence appropriés avant de les évacuer vers un établissement de santé adapté.
Mais, pour le moment, le Samu national ne fait que réguler les appels et orienter les patients vers les hôpitaux parce que ne disposant pas du matériel nécessaire pour jouer convenablement son rôle.
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