Abidjan — Une crise s'est ouverte entre deux unions patronales de sécurité privée de Côte d'Ivoire. Ce sont, d'une part, l'Uppepgs-CI (Union patronale des professionnels des entreprises privées de gardiennage et de sécurité de Côte d'Ivoire), dirigée par M. Sangaret Zié Léonard et d'autre part, l'Uppesp-CI (Union patronale des entreprises de sécurité privée de Côte d'Ivoire) avec à sa tête M.
Sérikpa Zokou André. Se sentant offusqué par des propos tenus récemment dans la presse par le président de l'Uppesp-CI, M. Sangaret a organisé, vendredi dernier, un point de presse au siège de sa structure, à Treichville, pour, dit-il, porter à la connaissance des uns et des autres, des éclaircissements sur un certain nombre de choses concernant leur corporation.
Ainsi, il a désavoué M. Sérikpa quant aux accusations de ce dernier, « au nom de toutes les structures patronales de sécurité privée », contre l'Etat de Côte d'Ivoire comme étant à la base « d'un désordre dans le secteur de la sécurité privée. Et que pour ce faire, il compte traduire l'Etat de Côte d'Ivoire en justice».
Le président de l'Uppepgs-CI se dit, « pas prêt », à engager un bras de fer avec l'Etat « qui a concédé une petite partie de ses prérogatives sécuritaires aux opérateurs économiques privés ». M. Sangaret a d'ailleurs indiqué à l'endroit de son homologue qu'il n'est pas juste que celui-ci parle au nom de toute la corporation, dès lors qu'il existe plusieurs patronats (03) au sein de la corporation et que la liberté syndicale continue d'y exister.
« C'est pourquoi, nous ne nous reconnaissons pas dans cette déclaration », a-t-il affirmé.
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