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Centrafrique: La Mission de consolidation de la paix remplace la FOMUC
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Le Potentiel (Kinshasa)
14 Juillet 2008
Publié sur le web le 14 Juillet 2008
Freddy Monsa Iyaka Duku
Kinshasa
Le vice-amiral Hilaire Moko de la RDC nommé commandant de la force
La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, CEEAC, est en train de renforcer ses structures, aussi bien au plan administratif, politique que militaire. Et ce conformément aux résolutions adoptées lors de la réunion de Brazzaville, celle extraordinaire de Kinshasa et dernièrement la rencontre de Libreville. Ce week-end a été marqué à Bangui par la passation du commandement militaire et la mutation de la Force militaire en Afrique centrale, FOMUC, à la Mission de consolidation de paix, MICOPAX.
En conformité avec les décisions des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, CEEAC, une importante cérémonie militaire s'est déroulée dernièrement à Bangui. Il s'agit de la mutation de la Force militaire en Afrique centrale, FOMAC, en la Force multinationale en Afrique centrale, FOMUC. Et maintenant en Mission de consolidation de la paix, MICOPAX. La République démocratique du Congo a été représentée en cette circonstance par le ministre de la Défense.
En fait, la FOMAC n'était constituée que des contingents militaires des pays suivants : Gabon, Congo- Brazzaville, Rca et Tchad. Créée en 2003, elle était basée à Bangui avec comme mission de sécurisation et d'appui aux Forces armées centrafricaines, FACA, dans sa lutte contre les « coupeurs de route », les bandes armées et de rébellions opérant dans le nord du pays. Mais devant la nécessité de doter l'Afrique centrale d'un noyau militaire d'imposition de paix et de sécurité, il avait été décidé, depuis le sommet de Brazzaville, de requalifier le mandat de cette structure militaire.
Cette volonté politique s'était affirmée lors du sommet extraordinaire qui s'était déroulé à Kinshasa le 10 mars 2008, et consacré exclusivement à la situation qui prévalait au Tchad. Mais auparavant, une parade militaire avait eu lieu à N'Djamena. Elle avait connu la participation d'autres contingents militaires. Notamment celui de la République démocratique du Congo.
C'est ainsi qu'à Libreville, au mois de juin, lors du sommet du Comité paix et sécurité de la CEEAC, prenant en compte la volonté exprimée par les chefs d'Etat et de gouvernement à la réunion de Brazzaville, il avait été décidé de s'approprier cette structure militaire pour le compte de la communauté. Ainsi, la FOMAC devint la FOMUC, placée sous le commandement militaire du président en exercice de la CEEAC. Pour le cas d'espèce, il s'agit de la République démocratique du Congo, en la personne du président Joseph Kabila Kabange, président en exercice. Avec la cérémonie de Bangui, la MICOPAX est placée sous le commandement militaire du vice-amiral Hilaire Moko de la République démocratique du Congo. Il remplace ainsi le général gabonais Auguste-Roger Bibaye Itandas, à la tête de la FOMUC depuis 2005. La mission doit être coiffée par un représentant spécial civil, Albert Akouendegue du Gabon. Mais son entrée en fonction devra être entérinée par un décret signé par le président en exercice de la CEEAC, Joseph Kabila Kabange.
LE DEVELOPPEMENT DE LA REGION
A son stade final, la FOMUC, aujourd'hui la Mission de consolidation de la paix, devra être constituée par des contingents militaires de tous les pays membres de la CEEAC. Il s'agit de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de l' Angola, du Burundi, du Gabon, du Tchad, de la République centrafricaine, du Cameroun, de la Guinée équatoriale et de Sao Tome et Principe.
La mission de la MICOPAX est d'assurer la paix, la sécurité pour permettre le développement de la région d'Afrique centrale. Elle est en quelque sorte l'équivalent de l'ECOMOG, en Afrique de l'Ouest. Sujette à des conflits armés récurrents, l'Afrique centrale n'a jamais disposé d'un noyau militaire pour imposer la paix et la sécurité dans la région. A cause de ses richesses innombrables, cette région est toujours l'objet de convoitises, accusant ainsi de nombreux foyers de tension. Allusion faite à la République démocratique du Congo. Et maintenant, il y a la Rca et le Tchad. Ce dernier pays de l'Afrique centrale reste en conflit ouvert avec son voisin le Soudan, en toile de fond la situation tumultueuse au Darfour.
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Enfin, si le projet MICOPAX se matérialise et se confirme, la CEEAC aura marqué un pas important vers la recherche d'une paix effective et un développement durable des pays de la région. Mieux, cette structure militaire permettra à l'Afrique centrale de ne plus être la « grande muette » du continent. Car, dotée désormais d'une force dissuasive. Aussi, l'affirmation, d'autre part, « d'un leadership fort » capable de véhiculer des idées incitatives portant sur l'intégration politique et économique, conférera une nouvelle dimension à la CEEAC.
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