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Madagascar: Onze disparus dans un naufrage


 

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L'Express de Madagascar (Antananarivo)

14 Juillet 2008
Publié sur le web le 14 Juillet 2008

Reporter
Lova Rabary-Rakotondravony et Iloniaina Alain

Le « Tropicana II » reliant Soanierana Ivongo - Maroantsetra a fait naufrage, vendredi. Treize personnes se trouvaient à son bord dont quatre Malgaches, huit Taïwanais et un Chinois. Deux Malgaches ont pu être sauvés par les Forces navales. Onze personnes sont portées disparues.

Deux Malgaches, huit Taïwanais et un Chinois sont portés disparus au large du Cap Masoala à la suite du naufrage du bateau Tropicana II, vendredi. Deux autres Malgaches ont pu être ramenés vivants par les sauveteurs de l'Armée de mer dans la soirée du samedi.

Selon le service de l'information et de la communication de l'Armée (SICA), ils ont tout de suite été remis aux autorités pour les premiers soins et les besoins des enquêtes.

Le bateau qui assure la liaison Soanierana Ivongo - Maroantsetra avait pris la mer jeudi, avec à son bord treize passagers : quatre Malgaches, huit Taïwanais et un Chinois. Selon le SICA, il s'agit de touristes et de leurs guides.

Mais les médias taïwanais et chinois parlent d'hommes d'affaires taïwanais et chinois. Ils auraient «loué le bateau pour inspecter un site de pêche», d'après le correspondant de l'Agence France presse (AFP), à Taïpei.

Jeudi après-midi, les Chinois habitant les villes côtières de l'Est sont avertis par les passagers d'une panne survenue sur leur bateau. A huit heures vendredi, une première alerte est donnée par le propriétaire du bateau qui n'a plus de nouvelles. Il informe les autorités et dépêche un autre bateau pour dépanner le Tropicana II.

A onze heures, l'Armée de mer est informée de la disparition du bateau et envoie une vedette rapide V12 pour effectuer les recherches. Un avion est également mis à contribution pour aider dans les recherches.

Bredouilles

Au même moment, l'un des passagers, le Taïwanais Liu Shou Chih, en affaires à Madagascar depuis onze ans, appelle son frère, Liu Shang Wei, habitant à Taïwan, avec un téléphone satellitaire. «La réception n'était pas bonne (...). Tout ce que j'ai entendu, ce sont des mots comme eau, fuites dans la cabine, avec en fond sonore les bruits de l'eau et du vent. Le contact a été rapidement coupé», raconte ce dernier à la télévision taïwanaise.

A la fin de la première journée de recherche, les sauveteurs rentrent bredouilles. Samedi, la vedette V12 de l'Armée de mer poursuit ses recherches. Celles-ci s'avèrent plus fructueuses que la veille. L'épave du Tropicana II est retrouvée et deux hommes, de nationalité malgache, sont repêchés, vivants.

Tous les autres sont encore portés disparus.

Plutôt mal en point, les rescapés n'ont pas encore pu être interrogés sur les circonstances du naufrage du Tropicana II. Les seules informations disponibles font état du naufrage du bateau à l'endroit même où il avait jeté l'ancre en haute mer vendredi.

Pour l'instant, en attendant de nouvelles consignes de la part des autorités, les recherches ont été arrêtées. De son côté, le ministère taïwanais des Affaires étrangères, qui a annoncé hier la disparition de huit de ses ressortissants, s'est engagé à «mobiliser tous les canaux possibles afin de retrouver les huit Taïwanais disparus», selon le China Post News.

Deux membres du personnel de l'ambassade taïwanaise basée en Afrique du Sud seraient ainsi dépêchés à Madagascar pour travailler avec la marine malgache. A Madagascar, le ministère des Affaires étrangères n'a pas encore été contacté sur cette affaire, ni par les autorités chinoises, ni par les autorités taïwanaises.

Encadré

Un parcours dangereux

Rejoindre l'île Sainte-Marie ou les autres petites îles au large de la côte Est à partir de Soanierana Ivongo n'est pas sans danger. Les fortes vagues caractérisant le parcours, de l'embouchure du fleuve à Soanierana Ivongo à Sainte-Marie, ont tendance à malmener les bateaux naviguant sur cette mer.

Liens Pertinents

En 2006, l'embarcation «Anna Express» a sombré à quelques mètres du port de débarquement. En avril 2008, c'est Maroa IV, un navire à bois de 30m, qui a disparu alors qu'il était amarré au port de l'îlot Madame à Sainte-Marie.



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