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Sénégal: Un an après l'effondrement du pont Masseck Ndiaye - Les populations de Santhiaba demandent sa restauration


Wal Fadjri (Dakar)
 

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Wal Fadjri (Dakar)

15 Juillet 2008
Publié sur le web le 15 Juillet 2008

Gabriel Barbier

Avec l'effondrement du pont reliant Santhiaba au Nord de l'île de Saint-Louis survenu le 7 mai 2007, c'est une partie importante des populations de la vieille ville qui, dès le réveil, est confrontée à l'épineux problème de déplacement. Elle est ainsi obligée de devoir faire la traversée du petit bras du fleuve Sénégal à bord de vieilles pirogues brinquebalantes et sans gilet de sauvetage.

SAINT-LOUIS - Depuis que le pont de la Géole ou pont Masseck Ndiaye s'est effondré, le 7 mai 2007, ce sont des milliers de Saint-Louisiens qui sont obligés de faire un détour de plusieurs centaines de mètres pour rallier l'autre rive. Ce pont qui sert presque de cordon ombilical entre une grande partie de la Langue de barbarie et le reste de l'île de Saint-Louis a laissé un grand vide.

Au surplus, la chute de l'infrastructure cause d'énormes désagréments aux populations. Et c'est une partie importante des populations de la ville de Saint-Louis qui, dès le réveil, est confronté à l'épineux problème de déplacement. En tout cas, pour Papa Thiafour Ndiaye et les autres usagers du pont qui relie la Langue de barbarie et le quartier Nord et son arrière pays, 'il y a urgence à restaurer l'ouvrage'.

En plus de devoir faire la traversée le petit bras du fleuve Sénégal à bord de vieilles pirogues brinquebalantes et sans gilet de sauvetage, les anciens usagers du pont Masseck Ndiaye sont condamnés de s'armer de courage et de prendre leur mal en patience faute de trouver une alternative à cette situation inédite.

Président du comité d'initiative pour la réhabilitation du pont Masseck Ndiaye, Mbagnick Diouf explique que 'depuis plus d'un an, nous sommes coupés du reste de l'île de Saint-Louis. Nos mères, pères, et autres parents âgés ne peuvent plus se rendre sur l'autre rive parce qu'il leur est difficile d'enjamber les pirogues. Pour les élèves, le déplacement est un véritable parcours du combattant. Il y en a même qui ont fini par abandonner leurs études'.

A Saint-Louis, les populations sont comme poursuivies par un chat noir. Car, alors que les usagers du pont Masseck Ndiaye demandent, avec véhémence, la restauration de l'infrastructure à usage public, un an après son effondrement, les Saint-Louisiens font l'amer constat du piétinement des travaux de réhabilitation du célèbre pont Faidherbe. Dans la capitale du Nord, où on n'hésite pas à parler de malédiction, l'on s'active de toutes parts pour conjurer le mauvais sort.

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En attendant, c'est comme qui dirait que le sort s'acharne sur la ville de Mame Coumba Bang.



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