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Ile Maurice: «Cinq gros investissements Indiens ne concernent ni l'Irs ni l'hôtellerie»


L'Express (Port Louis)
 

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L'Express (Port Louis)

INTERVIEW
16 Juillet 2008
Publié sur le web le 16 Juillet 2008

Alain Barbé
Port Louis

En poste en Inde depuis bientôt deux ans, le directeur régional du Board of Investment (BOI) fait le point. Il évoque les projets réalisés ou en cours et analyse les relations entre Maurice et l'Inde.

Cela fait 20 mois que vous êtes en Inde en tant que directeur régional du BOI. Quel est votre bilan à ce jour ?

En comptant deux mois de mise en place et d'ajustement, j'estime être à mi-mandat de ma mission ici. Je dois d'abord préciser que depuis le début j'ai bénéficié du soutien total d'une équipe motivée à Port-Louis, du directeur général et du président du conseil d'administration. En termes de travail abattu, je pense que nous pouvons être légitimement satisfaits des résultats obtenus. Je suis personnellement heureux que cinq des plus gros investissements indiens ne concernent ni l'Integrated Resorts Scheme (IRS) ni l'hôtellerie.

Quels sont ces projets ?

Nous avons fait venir à Maurice le Birla Institute of Technology qui commence des cours en gestion et en informatique cette année et compte investir Rs 500 millions dans un campus universitaire sur des terrains de 20 arpents à Rose-Belle. Ensuite le projet d'élevage et de laiterie à Salazie sur une superficie de 100 arpents et au coût de Rs 280 millions est très intéressant en cette période où la sécurité alimentaire est une préoccupation majeure. Il y a encore le projet de développement foncier, un partenariat entre la propriété de Rose-Belle et la firme indienne Omaxe qui peut transformer cette partie de l'île de manière radicale en harmonie avec les projets de décentralisation du gouvernement. Cet investissement dans une mini ville devrait se monter à quelques milliards de roupies. Un investissement important d'une grosse entreprise indienne dans un projet de tourisme médical est en voie d'aboutissement. Enfin le projet d'une cimenterie qui compte utiliser Maurice comme plate-forme pour produire et exporter sur la région. Ce projet de l'important groupe Binani Cements va placer Maurice dans une chaîne logistique entre l'Inde, la Chine et l'Afrique.

Ces gros projets s'ajoutent à quelques projets de petits et moyens entrepreneurs qui ont déjà approché le BOI pour leurs occupational permits d'opérer dans des domaines variés, tels que les technologies de l'information et de la communication (TIC), le port franc et la médecine traditionnelle.

Avez-vous des projets en vue avec de grosses entreprises indiennes ?

Dans les démarches en cours et qui ont des chances d'aboutir je mettrai l'intérêt de deux groupes majeurs du développement foncier. Le groupe RAHEJA a visité Maurice le mois dernier et envisage une visite de travail en juillet et aussi le groupe Parsvnath. Ces deux mammouths envisagent sérieusement d'investir dans l'IRS et l'hôtellerie. Après la visite d'une équipe de Maurice le mois dernier pour la conférence de NASSCOM, et les contacts que nous avons établis avec des sociétés de Tics, il est fort probable que des sociétés indiennes investissent dans le secteur de data base management et des disaster recovery centres.

Quel est l'intérêt des sociétés indiennes pour l'éducation ?

Nous continuons nos contacts avec des institutions éducatives et d'ici la fin de l'année nous espérons formaliser des engagements avec environ trois groupes. Maurice offre un intérêt certain dans la formation médicale pour les écoles de médecine indiennes pour des raisons dues aux contraintes bureaucratiques et institutionnelles en Inde. Nous avons, malheureusement aussi, des contraintes qui demandent à être réglées. D'une manière générale, dans le contexte du développement de Maurice en knowledge hub, il faut un effort pour faciliter les démarches administratives et les rendre plus transparentes. Plusieurs sociétés importantes ont visité Maurice pour évaluer les opportunités dans la logistique. Elles sont en attente de décisions stratégiques concernant le port et l'aéroport.

Que se passe-t-il avec le groupe TATA après la rencontre du Premier ministre, Navin Ramgoolam, avec Ratan Tata en début d'année ?

Liens Pertinents

Suite à l'intervention du Premier ministre, Ratan Tata avait pris l'engagement de considérer Maurice comme une plate-forme d'assemblage et de production de la NANO. Nous avons pris le relais du dossier à la demande de l'ambassade mauricienne à New Delhi. Je peux vous assurer que nous sommes en contact permanent avec les dirigeants de Tata Motors et le bureau de Ratan Tata. La priorité du groupe demeure bien sûr la mise en place de la chaîne de production au Bengale. Ce projet a fait face à des difficultés et a pris du retard.

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