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Cameroun: Non aux causes perdues
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Le Messager (Douala)
OPINION
19 Juillet 2008
Publié sur le web le 18 Juillet 2008
Roland Tsapi
Qu'elles soient initiées par le gouvernement ou par les « intellectuels » camerounais qui croient que leur salut, et accessoirement celui de la population, viendrait d'une allégeance sans faille à un pouvoir sans foi ni loi, les causes défendues au Cameroun sont jugées par Shanda Tonme comme perdues.
Révolté jusque dans la moelle épinière, l'essayiste qui vient de mettre sur le marché huit livres d'un seul jet, rythme la mélodie de ces publications par la dénonciation, celle du type de rapports entretenus par les Etats avec les institutions de Breton Woods. Pour lui, « c'est toujours la même machine qui met en oeuvre un stratagème routinier pour embrigader, contrôler, et gouverner par procuration certains Etats. » Et le résultat est toujours le même, à savoir la perpétuation de la misère, devenue normale pour un peuple qui s'est résigné à reprendre en écho des propos fatalistes du genre « on va faire comment ? »
La semaine dernière, l'ingénieur financier Babissakana, dans ses réflexions sur « l'impact des politiques et des pratiques des institutions de Betton Woods sur la vie des Camerounais », thème du mois, affirmait déjà que le Fmi a toujours fini par reconnaître son incompétence. Il expliquait en substance que la technostructure et le leadership de l'Etat ont désappris les anciennes méthodes managériales pour ne rester accrochés qu'au charabia non intelligible du Fmi et de la Banque mondiale. Il dénonçait les termes aériens du genre Frpc, Dsrp, tout en regrettant le fait que l'industrie et l'agriculture ont été laminées.
La réflexion sur le même sujet est au centre de la contribution de Shanda Tonme Jean Claude cette semaine. Jurisconsulte International, il est chroniqueur dans votre journal depuis neuf ans, où il anime la rubrique Eclairage. Il essaie encore d'éclairer les lecteurs du Messager sur le véritable rôle qu'a été celui de la Banque mondiale et du Fmi au Cameroun : aider les citoyens à mieux prendre conscience de leur misère et devenir revendicatifs, pendant que les prescriptions de ces mêmes institutions poussaient plutôt d'autres Camerounais à rechercher le paradis ailleurs, et convainquaient les intellectuels de la diaspora qui avaient l'intention de revenir dans leur pays d'abandonner leurs plans.
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