Abidjan — La grève entamée en début de semaine par les transporteurs, face à la violente flambée des prix sur le marché ivoirien, s'est durci vendredi à Abidjan malgré les appels à négociations du premier ministre, Guillaume Soro, a constaté GABONEWS.
Les rues de la capitale économiques sont pratiquement désertes. Les véhicules de transports en commun ont garé, paralysant du coup toutes les activités dans la ville. Lancée lundi par l'Association des consommateurs ivoiriens cette opération « ville morte », reprise par les acteurs du secteur des transports vise, selon les initiateurs, à interpeller les gouvernants sur les difficultés que rencontre les populations avec la flambée des prix sur le marché Les différentes rencontres avec les différents ministères de tutelle n'ont rien donné de clair. Les levées de mot d'ordre annoncé ne sont pas suivies
Les transporteurs exigent des décisions fermes avec applications immédiates. « Nous ne voulons plus de paroles en l'air. Nous voulons des actions concrètes qui se ferons sentir dans le panier de la ménagère », indique t-ils. Vendredi, plusieurs rencontres ont été annoncées avec le premier ministre ivoirien.Mais dans la matinée, seuls quelques autobus de la Société de transport abidjanais (SOTRA) et quelques véhicules personnels circulaient dans les quartiers.
Lundi, Marius Comoé, président par intérim de la Fédération des organisations des consommateurs actifs, avait demandé à la population de continuer à s'abstenir de toute activité.« Celui qui va s'opposer à cette action sera considéré comme un ennemi et traité comme tel », avait-t-il mis en garde.
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