Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Cameroun: Point Com' - Solidarité journalistique


Le Quotidien Mutations (Yaoundé)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

22 Juillet 2008
Publié sur le web le 22 Juillet 2008

Par Alain B. Batongué

En dehors du quotidien gouvernemental le Soleil, d'un autre quotidien proche du pouvoir le Messager et des trois publications du groupe Walfadiri, l'ensemble de la presse sénégalaise à suivi le mot d'ordre de grève ayant entraîné la non parution, hier lundi, des journaux dans les kiosques du pays de Abdoulaye Wade.

Cinq journaux sur près d'une centaine de publications régulières (dont plus de dix quotidiens) parmi les journaux les plus lus de la presse sénégalaise qui, eux, étaient absents des kiosques, on peut affirmer que le mouvement a été largement suivi et que l'acte symbolique que le syndicat des éditeurs de presse voulait poser est réussi.

Les raisons de cette grève ont été expliquées (lire ci-contre) et parlent d'une intervention jugée brutale par les journalistes des forces de l'ordre sur deux reporters qui faisaient leur travail à la sortie d'un match de football, même si les autorités sénégalaises nient cette version des faits, arguant que ce sont les journalistes qui ont provoqué l'affrontement.

Le propos ici n'est pas de savoir qui a raison ou qui a tort, même s'il faut rappeler deux principes élémentaires et qui peuvent bien aller ensemble, contrairement à ce que certaines autorités laissent souvent penser : d'une part, le rôle de tout pouvoir épris de paix et respectant la liberté d'expression est, à travers son gouvernement, de créer un environnement favorisant un facile accès à la collecte de l'information auprès de sources officielles ou non respectant le jeu de la démocratie et de la bonne gouvernance ; d'autre part, le journaliste, investi de sa mission de quêter l'information pour la rendre disponible auprès de divers publics ne doit pas se considérer comme un messie, un extraterrestre à qui on doit tout concéder dès lors qu'il est dans l'exercice de ses fonction : il s'agit d'une profession qui, comme toutes les autres, est encadrée aussi bien par des codes internes que par des lois de la République.

La vérité est donc à retrouver entre ces deux contraintes, de manière à ne pas annihiler les efforts des journalistes dans leur volonté d'informer et, en même temps, que ces derniers ne perdent pas de vue qu'ils restent, malgré tout, des citoyens et donc des justiciables.

Ce qu'il convient de relever cependant, pour s'en féliciter, c'est le degré de solidarité des journalistes sénégalais qui ont su s'organiser pour prendre position, presque d'une même voix, devant ce qu'ils ont considéré comme une atteinte grave à l'accomplissement de leur devoir d'informer, et qui, ensemble, ont posé un acte devant faire réfléchir le pouvoir, la classe politique et l'opinion publique, aussi bien nationale qu'internationale.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la presse sénégalaise manifeste cette solidarité chaque fois qu'in journaliste, un journal ou un groupe de journalistes, sont inquiétés. Hier Abdelatif Coulibaly du groupe Sud, hier encore Mandiambal Ndiagne du journal Le Quotidien et aujourd'hui les deux journalistes, en passant par de nombreux autres épisodes, la presse sénégalaise s'est toujours mobilisée pour se protéger des multiples tentatives d'intimidation ou d'embastillement du gouvernement sénégalais, en particulier, et paradoxalement depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdoulaye Wade dont l'ascension finale à la magistrature suprême a pourtant été l'Å"uvre d'une presse libre et parfois indocile.

Liens Pertinents

C'est une attitude qui inspire le respect, et que gagnerait à adopter la presse camerounaise, qui a certes beaucoup progressé dans la lutte contre les clivages presse publique/presse privée, ou encore presse anglophone/presse francophone, mais qui a encore tout à apprendre dans un mouvement de solidarité. Certes, on a bien vu à travers l'Association des journalistes sportifs du Cameroun ce modèle de solidarité dans la prise de certaines positions (notamment lors de l'affaire Eto'o Fils/Boney Philippe), mais le regroupement est encore trop sectoriel. On rêve de voir pareille mobilisation, avec des actions de terrain conséquentes, de l'Ujc dont on espère, après le récent renouvellement du bureau, une véritable renaissance.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Les freins au développement de la Zone Franc
Bientôt des centres de gestion aux côtés des Pme
Les militaires paniquent à Yaoundé
En finir avec les coups d'Etat, c'est possible !
Un Camerounais président de la Cas





Les plus actifs du jour