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Congo-Kinshasa: A l'initiative du ministère de la Culture et des Arts


Le Potentiel (Kinshasa)
 

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Le Potentiel (Kinshasa)

22 Juillet 2008
Publié sur le web le 22 Juillet 2008

Jeannot Ne Nzau
Kinshasa

La journée pédagogique sur le «Changement des mentalités dans les oeuvres artistiques»

Le ministère de la Culture et des Arts et la Haute autorité des médias s'associent pour lutter ensemble contre les antivaleurs. Cette option a été lancée il y a de cela trois mois par M. Kambale, ancien président de la Haute autorité des médias et actuel ministre de la Culture et des Arts. Cette démarche de lutter contre la dépravation des moeurs serait bénéfique pour les médias et la population tout entière.

La Haute autorité des médias a organisé jeudi 2008, à l'Hôtel Invest, la Journée pédagogique centrée sur le thème : «Changement des mentalités et assainissements des moeurs dans les oeuvres musicales et les spectacles, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts». Il y avait comme participants des artistes-musiciens, les délégués de la Soneca, les directeurs des programmes télé et radio.

Il y a trois mois, le ministre de la Culture et des Arts avait lancé la campagne de lutte contre les antivaleurs dans les chansons et spectacles par la diffusion d'un communiqué officiel à ce sujet.

Cette campagne s'est poursuivie à travers des plusieurs conférences de presse, interviews, rencontres avec les artistes et les professionnels des médias. L'opinion nationale a accueilli favorablement cette campagne qui s'inscrit dans le cadre de la mission dévolue à ce ministère par le législateur.

Selon le ministre Esdras Kambale, la réussite de cette campagne est d'une grande importance. Les artistes et opérateurs des médias doivent se joindre aux efforts du ministère de la Culture et des Arts.

Pour rappel, le constituant dispose que toute personne jouit de la liberté d'expression dans les paroles, les écrits et l'image sous réserve de respect de bonnes moeurs.

D'autre part, le constituant garantit la liberté d'information, également sous réserve du respect de bonnes moeurs. «Nous devons tous, dira le ministre, comprendre que la Constitution de la République a voulu asseoir toute liberté dans cette réalité sous le signe du respect de bonnes moeurs et donc, de la moralité. Pour veiller à cette moralité, le législateur a institué la Commission nationale de censure des chansons et spectacles, chargée de veiller à la bonne moralité dans les chansons et spectacles. Cette Commission travaille sous l'autorité des Ministères de la Justice et Garde des Sceaux, de la Communication et des Médias et de la Culture et Arts. Par ailleurs, faisant suite à la Constitution, le législateur a créée la Haute Autorité des Médias dont l'une des missions est de réguler les prérogatives de différents organes de presse tant audiovisuelle qu'écrite».

Le ministre ajoutera «qu'en ce qui concerne les artistes et opérateurs médiatiques, que son exercice doit se faire dans le respect de bonnes moeurs et de la moralité». «Nous nous réunissons ce jour pour passer ensemble en revue la question du respect de la moralité pour les uns et les autres. Il s'agit d'une question de société à laquelle nos populations de tout âge et de tout sexe confondus sont hautement sensibles. Nous ne pouvons construire notre société sur la base de l'immoralité ou du non respect de bonnes moeurs. Le devoir de tout citoyen est de participer à la construction d'une société saine et de respecter la loi. Toute liberté a des limites et comme on le dit souvent la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres. A plus forte raison, la loi comme la construction sont là pour nous garantir nos libertés, mais aussi pour nous apporter les libertés nécessaires pour construire une société dans laquelle des antivaleurs n'ont pas leur place».

A la fin de son adresse, le ministre Kambale a invité les participants à la réflexion au cours des débats, afin de contribuer à la lutte contre les antivaleurs dans les chansons et spectacles qui corromptent la jeunesse, l'avenir de notre pays.

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En conclusion, les participants ont émis le voeu de voir la Commission nationale de censure porter un correctif dans la façon de juger les oeuvres.



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