21 Juillet 2008
Le plus puissant des supercalculateurs tourne sous... Fedora !
Le supercalculateur Roadrunner est entré officiellement dans le Top500 des ordinateurs les plus rapides de la planète. Il prend la tête de cette liste avec une puissance de calcul supérieure à 1 pétaflop (1 026 téraflops et 1 375,78 téraflops en pointe). Le Roadrunner est un modèle hybride construit par IBM et installé au laboratoire national du département de l'Energie américain de Los Alamos (Nouveau Mexique).
La fiche du site Top500 permet de découvrir certaines des caractéristiques de cette machine hors du commun. Il semble cependant qu'elle ait pris de l'embonpoint depuis sa construction, comme l'indique ce PDF. Le Roadrunner comprend 6 912 processeurs bicoeurs AMD Opteron cadencés à 1,8 GHz (soit 3 456 BladeCenter LS21) et 12 960 processeurs IBM PowerXCell 8i cadencés à 3,2 GHz (soit 6 480 BladeCenter QS22). Il est composé de 296 armoires, qui occupent un espace de 511 m' pour un poids total dépassant les 241 tonnes. Les connexions s'effectuent en InfiniBand et Ethernet Gigabit, pour un total d'environ 94,2 km de câbles optiques. Le tout pour un coût d'environ 100 millions de dollars ! Cette machine est particulièrement «économe» en ressources puisqu'elle consomme 2,35 mégawatts, soit 437 mégaflops par watt... selon la fiche du Top500. Le PDF indique une consommation de 3,9 mégawatts, soit 263 mégaflops par watt, ce qui demeure plus que correct. Autre incohérence entre les deux fiches techniques, celle du Top500 indique une capacité mémoire cumulée de 98 To, contre 79,4 To dans le PDF (qui semble bien plus précis).
Mais ce n'est pas tout. La fiche de présentation de ce supercalculateur nous apprend que «le Roadrunner utilise un système d'exploitation open source Linux, de Red Hat». Le PDF va plus loin en précisant que le Roadrunner fonctionne à la fois avec la Red Hat Enterprise Linux et la Fedorov. Voilà qui fera plaisir à la communauté travaillant au développement de cette distribution Linux.
PC : Le marché toujours en bonne santé malgré la morosité américaine
Malgré le ralentissement économique, le marché mondial du PC se porte bien. Selon le rapport préliminaire du Gartner, les ventes ont progressé de 16% au deuxième trimestre à 71,9 millions d'unités. Mais c'est en Europe que la croissance est la plus forte avec des ventes qui bondissent de 23,5% en un an, succès des netbooks oblige. Face à un contexte morose, les fabricants ont encore baissé leurs prix. Dans le même temps, le succès des portables et des netbooks a permis de compenser l'impact sur les revenus. Mais selon Mika Kitawaga, expert au Gartner, «l'industrie pourrait connaître une vague de consolidation significative si les marchands les plus solides maintiennent leur pression sur les prix». Au niveau mondial, HP conserve la première place avec une part de marché de 18,1%. Ses ventes ont progressé de 17% sur un, le roi du portable a donc fait mieux que le marché. Mais la bonne surprise vient de Dell qui affiche des ventes en hausse de 22% (+40% dans les laptops). Le texan poursuit donc son redressement grâce à une nouvelle stratégie produit et distribution. Sa part de marché passe de 14,8 à 15,6%. La médaille de bronze revient une nouvelle fois à Acer qui profite également de son positionnement sur les portables. Ses ventes progressent de 19% et sa part de marché atteint 9,4%. Derrière ce trio de tête, on trouve le chinois Lenovo avec des ventes en hausse de 14,2% mais une part de marché qui perd 0,1 point à 7,8%. Toshiba affiche la meilleure croissance de tout le secteur : +29,2% et une part qui passe de 3,9 à 4,4%. C'est aux Etats-Unis que la morosité économique se fait ressentir le plus puisque les ventes de PC n'ont progressé que de 4,2% sur un an à 16,5 millions d'unités, selon Gartner. Et, contrairement à l'Europe, les netbooks ne semblent pas avoir rencontré leur public. Ils représentent moins de 3% du parc, selon le cabinet d'études. Dell consolide sa première place avec des ventes en hausse de 12% et une part de marché de 32%. Les ventes d'HP ne progressent que de 5,6% pour une part de 25,3%.
Yahoo vs. Microsoft : L'intimidation continue
La tension monte chez Yahoo. A moins de deux semaines d'une assemblée générale qui s'annonce cruciale, le portail multiplie les signaux envers ses actionnaires.
Objectif : éviter que Carl Icahn parvienne à ses fins, à savoir débarquer le conseil d'administration, virer le P-DG Jerry Yang et réamorcer la vente à Microsoft. Dans un courrier envoyé à ses actionnaires, Yahoo souligne que les projets de Carl Icahn représentent un «risque significatif» pour leur investissement. On ne fait pas mieux pour effrayer les petits porteurs...
Et de souligner que, si vente il y a, elle se fera aux conditions fixées par Yahoo et non à celles du raider qui détient environ 4% du californien.
Dans ce courrier, Roy Bostock (président du conseil) et Jerry Yang (P-DG) exhortent les actionnaires à la prudence : «Votre direction estime sérieusement que le duo Icahn-Microsoft sera destructeur de valeurs et ne servira que leurs intérêts, pas les vôtres.»
Rappelons que le 7 juillet Carl Icahn a indiqué avoir convaincu Microsoft de ses intentions. L'homme s'est même fendu d'une lettre, adressée à Yahoo, soulignant le soutien de Microsoft à son offensive. «Steve [Ballmer] a été très clair [...] : il ne peut pas négocier avec le conseil actuel», écrit Icahn dans sa lettre. «Notre compagnie se dirige vers le bord du précipice. Elle perd des parts de marché dans son activité de moteur de recherche, notre conseil d'administration actuel n'est pas parvenu à recruter le directeur général talentueux et expérimenté dont nous avions besoin pour remplacer Jerry Yang», poursuit-il.
Microsoft confirme ces déclarations alors qu'il avait jeté l'éponge quelques semaines plus tôt. Dans un communiqué, le groupe indique : «A l'issue de la consultation des actionnaires de Yahoo!, Microsoft serait intéressé par des discussions sur une transaction majeure avec le nouveau conseil d'administration.» Quelques jours plus tard, Jerry Yang réagit. «Je pense que la déstabilisation provoquée par Microsoft est devenue de plus en plus intentionnelle», a-t-il affirmé.
Nokia repasse au-dessus de 40% de parts de marché
Le finlandais demeure le roi du mobile. Au deuxième trimestre, Nokia détenait 40% de parts de marché contre 38% un an plus tôt et 39% à la fin du premier trimestre. Il a écoulé sur la période pas moins de 122 millions de mobiles dans le monde. Néanmoins, le prix moyen de vente des terminaux a reculé de 79 à 74 euros entre le premier et le second trimestre. Marchés émergents, faiblesse du dollar et ralentissement économique dans les marchés occidentaux expliquent cette tendance. Le chiffre d'affaires global atteint 13,151 milliards d'euros en croissance de 4% en glissement annuel. Le bénéfice net est en repli de 61% à 1,1 milliard d'euros contre 2,8 milliards un an plus tôt. Le groupe précise que, hors éléments exceptionnels (coûts liés à la fermeture de l'usine de Bochum en Allemagne), le bénéfice net est en hausse de 8%. Côté prévisions, Nokia anticipe une croissance annuelle du secteur de 10% au moins par rapport aux 1,14 milliard de terminaux écoulés en 2007, ce qui constitue un léger relèvement par rapport à sa précédente estimation qui tablait sur environ 10%.
Rappelons que Nokia a mis en place une stratégie ambitieuse qui doit lui permettre d'assurer le mariage entre ses terminaux et ses services et surtout lui permettre de diversifier ses sources de revenus. A ce jour, les services de cartographie (le rachat de Navteq pour 8 milliards de dollars est bouclé), de musique et de jeux ont été lancés dans plusieurs pays : France, Angleterre, Finlande, Italie, Pays-Bas et Allemagne à partir de son nouveau portail OVI. Ses ambitions sont fortes puisque, à terme, le finlandais compte générer autant de bénéfices avec les services en ligne qu'avec la vente de combinés !
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