|
|
Ile Maurice: A bâbord toute !
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
L'Express (Port Louis)
24 Juillet 2008
Publié sur le web le 24 Juillet 2008
Port Louis
Une semaine avant les allégations de Marc Ravalomanana sur un éventuel trafic d'armes dans les eaux de l'océan Indien, «The Economist» qualifiait la région, ni plus ni moins, de «most dangerous seas of the world».
Revenant sur l'incident du bateau de pêche espagnol, «Playa de Bakio», arrivé, en avril dernier, à Port Victoria, aux Seychelles, sérieusement endommagé par des grenades lancées par des pirates somaliens, le magazine britannique dresse un état des lieux des plus inquiétants de nos eaux, jadis réputées pour leur calme et leur chaleur.
Depuis plusieurs années déjà, des pirates somaliens, qui sévissent le long de la côte est de l'Afrique, prennent d'assaut des bateaux, une fois la nuit tombée, kidnappent les membres d'équipage, pillent et réclament des sommes d'argent - qui financent leur trafic de drogue ou d'armes. Dans le cas du «Playa de Bakio», une rançon de $ 1,2 million a été réclamée pour libérer les 26 membres de l'equipage espagnol, traumatisés par leur rencontre avec les pirates.
Pourtant le «Playa de Bakio», l'un de ces vaisseaux qui pêchent le thon dans la région, était à quelque 500 km des eaux somaliennes, bien en dehors de la zone économique exclusive de la Somalie, un pays ou personne n'arrive à tenir la barre.
«Piracy is plainly spreading more widely across the Indian Ocean. Tanzania reported 14 attacks off its shores last year. Officials in the Comoro Islands say pirates are looking to use their country to attack tankers passing through the Mozambique Channel», alerte «The Economist».
Plus tôt cette année, un yacht français, «Le Ponant», avait aussi été pris d'assaut par des pirates alors qu'il était dans les eaux seychelloises. «African governments have yet to realise that they will have to do more themselves. East Africa does not have a single warship in good shape ( ) Western governments seem reluctant to invest in anti-pirate measures. So far the pirates seem well ahead in an increasingly lethal and costly game», note «The Economist».
Au vu de la situation, Ravalomanana a intéret à partager ses informations avec les pays voisins. La Réunion dispose du soutien de la marine française et pourrait aider.
A l'heure où les économies de la zone passent par une crise, due à l'inflation mondiale, il convient de concrétiser les promesses de la coopération régionale, au lieu de renvoyer des ambassadeurs à cause des croyances ou autres superstitions. Car les pirates, eux, profitent de nos faiblesses en surveillance maritime pour régner en maîtres de notre océan.
|
Ce faisant, ils mettent en péril notre industrie touristique, déjà fortement secouée par le prix des billets d'avion.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 L'Express. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]() Les plus actifs du jour
|