Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Investissement privé - La Ifc s'engage à accroître ses interventions au sénégal

La société financière internationale (Ifc), membre du groupe de la banque mondiale, se positionne désormais comme un partenaire privilégié pour le développement économique du Sénégal. Elle ambitionne de prendre une part active dans le processus de croissance accélérée tant que cette SCA sera favorisée par une plus grande contribution du secteur privé.

C'est cela justement le rôle de cette filiale du groupe de la Banque Mondiale, à savoir stimuler la croissance. En point de presse hier pour boucler sa visite au Sénégal, le vice-président du département Afrique sub-saharienne de la société financière internationale (Ifc), M. Thierry Tanoh, s'est particulièrement réjouit des entretiens qu'il a eus, notamment avec le Président de la République Me Abdoulaye Wade, mais également avec d'autres ministres : de l'Energie, Samuel Amète Sarr, et de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop.

A ces derniers, le patron d'Ifc était venu d'abord annoncer la mise en place au Sénégal d'une nouvelle direction qui va s'occuper à la fois de l'Afrique et de l'Ouest et du Centre, et dont le siège qui sera fonctionnel dans quelques semaines, sera basé au Sénégal. Cela pour traduire le désir fort de la structure d'accroître son activité dans cette région.

Au Sénégal particulièrement, un intérêt spécifique est accordé au secteur de l'Energie sur lequel, l'Ifc réaffirme son intérêt à continuer à le financer, notamment par le biais du secteur privé, dans la perspective d'une réelle augmentation de la capacité de production énergétique au profit de la Senelec.

« Nous avons déjà eu des échanges très fructueux avec le ministre Samuel Sarr avec lequel nous avons élaboré plusieurs schémas et différentes options, que nous allons continuer à étudier afin de trouver une solution qui est à la fois moins coûteuse et plus rapide à mettre en place », a soutenu M. Thierry Tanoh, lequel a par ailleurs apprécié son entretien avec Me Abdoulaye Wade.

Avec ce dernier, M. Tanoh a dit avoir « discuté des projets qui lui sont chers, et de la possibilité de l'Ifc de travailler dans ce cadre là ». Et poursuit-il : « je pense que le président de la République a demandé à l'Ifc de faire plus que dans le passé et je partage parfaitement ce sentiment ; avec mes collègues, nous allons oeuvrer à accroître ce qui a été déjà fait ».

Au Sénégal, indique M. Tanoh, l'Ifc qui est parti de très bas avec un portefeuille de départ d'environ 28 millions de dollars a presque triplé son volume d'investissement pendant ces trois dernières années pour arriver aujourd'hui à un encours de presque 130 millions de dollars de son portefeuille.

M. Tanoh espère que d'ici la fin de l'année prochaine, cet encours va se situer entre 180 et 200 millions de dollars voire même plus. « Nous avons également rencontré le ministre des finances avec qui nous entretenons d'excellentes relations, et qui fait montre d'une particulière attention par rapport au secteur privé et à l'activité de l'Ifc, et je tiens à le remercier pour le soutien qu'il nous apporte », a notamment indiqué Thierry Tanoh.

Avec le gouverneur de la banque centrale, le vice-président du département Afrique sub-saharienne de la société financière internationale s'est aussi entretenu de la possibilité de faire des financements dans la zone CFA. « Nous avions lancé il y a deux ans, un emprunt obligataire dans la sous-région et cela a été un très franc succès et nous essayons de voir dans quelle mesure nous pouvons continuer cela », souhaite M. Tanoh.

Ce dernier avait à ses côtés, Mme Aida Der Havanessian, représentant régional actuel d'Ifc au Sénégal, selon qui, l'Ifc qui a engagé dans le passé un investissement de près de 35 millions de dollars au Sénégal, travaille au financement de nombreux projets bien spécifiques. « Nous sommes en train de travailler sur des solutions rapides pour développer la production de l'énergie », soutien Mme Havanessian.

Réaffirmant dans le même temps l'option de sa structure de continuer à soutenir les autres secteurs, comme les Ntic, la micro-finance, les Pme, le tourisme, l'agroalimentaire, etc. « Nous avons essayé de faire participer davantage le privé dans la production de l'énergie comme le souhaite le gouvernement et nous avons déjà financé deux centrales électriques à Dakar ; nous allons travailler sur développement d'autres projets similaires, notamment la diversification des sources d'énergie », a-t-elle souligné.


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