Un document circule actuellement dans le microcosme concernant les « principaux bénéficiaires et acteurs » du détournement.
Le détournement de 60 milliards de Fmg ou de 12 milliards d'Ariary (c'est selon) à la Banque centrale de Manakara revient aujourd'hui sur le tapis. « Qui sont les principaux acteurs de cette arnaque ou plus exactement de ce braquage ? Qui sont les bénéficiaires de ce détournement de fonds ? Comment se fait-il qu'ils (les principaux acteurs et les bénéficiaires) ne soient pas arrêtés par la justice et ne se sentent pas inquiétés ? ». Telles sont les questions que se posent les citoyens malgaches, selon un document de 2 pages qui circule actuellement dans le microcosme.
« Réseau »
Apportant lui-même des réponses aux questions sus citées, le document de rapporter qu' « un réseau de bénéficiaires s'est formé, lequel est constitué par des responsables politiques, des opérateurs économiques et sociaux, des magistrats et même des religieux ». Et de citer entre autres, des opérateurs économiques qui sont déjà en détention préventive. Quant aux autres, soit ils bénéficient d'une « inertie » soit ils sont en cavale, d'après le même document. Avant de faire remarquer que « l'affaire semble être classée sans les quelques descentes effectuées par les éléments de la police économique et ceux du Bianco ». Les enquêtes piétinent, d'après toujours ledit document qui imagine mal un responsable de la Banque centrale française qui a détourné 4 080 000 Euros ou un directeur de la Federal Bank qui a soustrait 7 665 260 Dollars US, bénéficier d'une impunité.
Copie
Il va sans dire que les sommes libellées en Euros et/ou en Dollars sont l'équivalent des 60 milliards de Fmg qui ont disparu de la Banque centrale de Manakara. Ce qui amène le document à souligner qu'« à Madagascar, voler ou détourner des milliards d'Ariary ne constitue pas un crime, même pas un délit ». Et de demander à ce qu'on fasse la lumière sur l' « l'affaire Banque centrale de Manakara » et à ce qu'on arrête les principaux acteurs et bénéficiaires. « Les déclarations faites par le Président de la République sur la bonne gouvernance, la transparence, l'Etat de droit, doivent être suivies d'actes, de faits réels mais non pas de déclaration d'intention », conclut le document qui circule actuellement. Dont copie au Président de la République, à Zafy Albert, à la ministre de la Justice, au DG du Bianco et à des journaux malgaches et étrangers. Un document anonyme qui, par contre, cite nommément plus d'une quinzaine de noms.

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